The doll in the dark - Dorothée
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Demi-déesse (STAFF)
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Date d'inscription : 23/09/2018
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Drachmes : 5
Ascendance : Fille d'Hécate
Occupation : Effrayer les passants
Dorothée A. "R" Kingsley
Demi-déesse (STAFF)
Dim 23 Sep - 20:46
Dorothée A. "R" Kingsley
Suigintou (Rozen Maiden)
NOM // Kingsley
PRENOM(S) // Dorothée (cadeau des dieux en grec), Astrid (divinité et fidélité en germain)
SURNOM(S) // Raven (parce qu'elle a un corbeau de compagnie), Dory, la sorcière...
AGE // 15 ans
LIEU DE NAISSANCE // Atlanta, Georgia, USA
ASCENDANCE // fille d'Hécate
MÉTIER/ETUDES // lycéenne
ORIENTATION // ça veut dire quoi ?

POUVOIR 1 // Matérialisation des cauchemars : Tes yeux sanglants n’ont qu’à percer les yeux de tes victimes et la magie fait son oeuvre : leurs pires cauchemars s’incarnent, en chaire et en os, bien réels. Du moins pour eux.

POUVOIR 2 // Invisibilité : Il suffit d’une fraction de seconde d’inattention pour te perdre de vue. Un regard qui se détourne, et tu as disparue, invisible même pour les autres demi-dieux. Tu peux te soustraire à leur regard, cependant tu es toujours physiquement présente. Tu peux même faire disparaître avec toi de petits objets que tu touches.


POUVOIR 3 // Puissance nocturne : comme ta mère, tes pouvoirs sont relativement limités le jour, mais la nuit, ils prennent de l'ampleur. Car la nuit, c'est ton domaine. Ainsi, ta magie se renforce lorsque la lune luit bien haut dans le ciel noir, et tu peux même voir clairement dans l'obscurité.

ARME // Une grande épée qui devient une épingle à cheveux

DEFAUT FATAL // Papa et Eleanor, qui t'entourent de leur bras chaleureux en souriant. Voilà ce qui t'attendrait si tu croisais le chemin des sirènes. Leur amour te manque terriblement. Les seuls qui t'ont jamais aimée. Ton profond besoin d'affection finira peut-être par te tuer un jour.
"Can we fixe a human soul ?"
CARACTERE // Sourire mystérieux, chevelure de neige,
Poupée de porcelaine, immobile sur son siège;
Tandis que silencieuse, elle demeure en réserve,
De ses yeux profonds et sanglants, elle vous observe.

Son aura inquiétante, si sombre et menaçante,
Contraste tant avec sa mine attendrissante;
Regardez ce qu’elle est, paradoxe éperdu;
Autrefois innocente, elle n’est plus qu’âme perdue.


Qui étais-tu ?
Bien souvent on t’avait traitée de monstre. Parce que tu étais différente ; spéciale, ils te disaient. Tu faisais peur. Et c’est toujours plus facile de rejeter ce qu’on craint. Les enfants, et même les adultes. Alors ton pauvre esprit influençable avait fini par le croire, lui aussi. Si tout le monde l’affirmait, c’était donc parce que tu en étais un, non ? Sinon ça voudrait que le monde n’est qu’un mensonge, et tu ne voulais pas vivre dans une chimère. La vie te paraissait déjà bien assez fausse comme ça.

Alors oui, tu avais fini par rentrer dans leur jeu. Tes demi-sourires énigmatiques, ton aura naturellement intimidante, ton silence omniprésent, et tes yeux sanglants qui les fixaient. Tout en toi les terrifiait, alors même que tu n’avais jamais été une mauvaise fille. Avant, quand ton papa était encore là, tu te souviens, vous étiez heureux. Il t’aimait, en dépit de ce qu’on disait de toi. Il était formidable, pour aimer un monstre, n’est-ce pas ? Et puis il était parti. Brutalement. Cet épisode t’avais traumatisée à vie. Plus personne pour te protéger, pour te chôyer. Et ta vipère de belle-mère t’avait fait rentrer dans le crâne que tu en étais l’unique responsable. Ce qui ne t’avait pas empêché, après coup, de régler tes comptes avec elle. Parce que ton inconscient lui, il savait encore que tu n’avais rien fait.

Tu étais folle ? Peut-être. Certainement. Tu te mettais parfois à rire ; tu riais de la vie, de la bêtise des autres, de leurs défauts. Tu étais souvent imprévisible, impossible à déchiffrer. Tu pouvais aussi bien apprécier que détester, du jour au lendemain. Tu parlais bien toute seule à la lune, le soir, quand tu ne trouvais pas le sommeil. Et tu voyais ces autres filles, qui te ressemblaient comme deux gouttes d’eau, ces filles qui te pointaient du doigt et riaient de toi, quand tu regardais ton reflet. Ces filles qui te murmuraient des choses à l’oreille. Tu ne supportais d’ailleurs plus aucun miroir. La simple idée de te retrouver seule face à ces surfaces réfléchissantes te terrorisait. Les psychologues, s’ils te parlaient, ne diraient qu’une chose : schizophrénie. Etait-ce iné ? Ou bien ton séjour en asile t’avait-il meurtrie ? Probablement. La folie, c’était une maladie ; à force de la côtoyer, on finissait par l’attraper.

Etais-tu juste folle, bonne à interner ? Pourtant, tu avais ces paroles censées, parfois. Presque philosophiques. Tu avais le don de souligner ce qui n’allait pas chez les autres et dans le monde en général. Et comme personne n’aimait entendre la vérité, tu prenais un plaisir à la dire. Parfois tu te rebiffais quand on t’accusait à tort ; tu leur crachais ton venin à la figure, méprisant leur étroitesse d’esprit. C’était facile, d’accuser sans savoir. Ils ne te connaissaient pas. Ils n’avaient pas le droit de te juger. Pourtant, paradoxalement, tu étais assez naïve sur certains points, comme te croire monstrueuse.

Etais-tu une jeune femme, ou une enfant incapable de grandir dans ce monde torve ? Tu étais si solitaire. Personne pour te soutenir, pas d’amis, plus de famille, si ce n’était ces demi-frères et demi-soeurs dont tu ne savais rien. Difficile de se raccrocher à quelque chose. Difficile de se sentir vivante, dans ce monde de mensonges. Alors parfois, tu prenais un objet tranchant et traçais de fines lignes rouges sur ta peau de porcelaine. La douleur, c’était la seule chose qui te restait pour te dire “oui, tu es bien vivante”. Et souvent tu recherchais l’adrénaline, de quoi te sentir vivante, de quoi te persuader que tu n’étais pas un simple monstre issu d’un cauchemar. Certains qualifieraient ça de tendances suicidaires, mais toi, juste de volonté à ressentir physiquement le monde qui t’entourait.

En fait, tu n’étais qu’une pauvre fille perdue, sans attache, qui ne connaissait pas sa mère, et la craignait très probablement. Si ça se trouve, tes visions n’étaient que l’expression d’une crainte refoulée envers ta génitrice. Tu étais jeune, tu étais à moitié folle, tu étais presque suicidaire, mais en fait, tu étais surtout seule. Seule, et en manque terrible d'affection.


"Destiny is a bad bad joke"
HISTOIRE // Qui êtes vous, pauvres fous, pour juger sans savoir ?
C’est facile d’accuser, vile clameur exutoire !
Mais comprendre, écouter, là personne pour y croire.
Nul n’est né ainsi fait, tous deviennent leurs histoires.


21 Décembre

Tu n’étais qu’un petit être emmailloté dans une couverture,  déposé simplement devant une porte. Une demi-déesse qui braillait dans le froid, cette nuit du 21 décembre. Un nouveau-né déjà privé de sa mère. Parce qu’elle ne pouvait te garder, cette divinité des ombres et des cauchemars. Ton père finit par ouvrir, alerté par tes pleurs. D’abord surpris, puis inquiet, il remarqua le petit mot laissé à son attention.

“Ta fille, Dorothée. Prends soin d’elle.”

Ton père fut d’abord paniqué de passer du statut d’historien éternellement solitaire à celui de père célibataire. Mais il fut vite séduit par ton petit minois et tes deux billes rouges, synonymes d’albinisme. Il s’était souvenu de ces quelques jours d'idylle passés avec une belle inconnue, qui avait eu sur lui un charme mystique. ça faisait pas loin de neuf mois qu’elle était partie du jour au lendemain. Une de ses rares aventures qui l’avait marqué. Alors il te prit dans ses bras, débordant d’une soudaine affection, et ferma sa porte sur ce paysage hivernal qui t’avait vu naître.


6 ans plus tard

Une fois de plus, ta nourrice avait démissionné. ça faisait des années que ça durait. Tu leur faisais peur. Tes yeux rouges qui les fixaient pendant une heure sans rien dire, serrant ta poupée contre ton petit torse, tes talons martelant incessamment les pieds de ta chaise, ça les terrifiait. Elles disaient même souffrir, éveillées, de cauchemars. Certaines t’avais traitée de monstre. Mais quand tu venais pleurer dans les bras de ton père, il te consolait en affirmant que tu n’étais pas assez bien pour elles, et que tant qu’il serait en vie, il y aurait toujours quelqu’un pour t’aimer comme tu le méritais. Alors tu séchais tes larmes, tu lui offrais ton plus beau sourire et tu repartais en sautillant.

Tes résultats scolaires n’étaient pas très glorieux, en particulier en anglais. Tu faisais beaucoup de fautes d’orthographe et tu présentais des difficultés en lecture. Tu restais difficilement concentrée en classe, incapable de tenir en place plus de cinq minutes. Ton père t’emmena voir un spécialiste qui te diagnostiqua une dyslexie ainsi qu’un trouble de l’attention et de l’hyperactivité, ou TDAH. Ce ne fut pas pour jouer en ta faveur vis-à-vis des autres, mais ton père lui, il s’en fichait. Il t’aimait telle que tu étais, quand bien même tu ne serais pas aussi brillante que lui. Tu étais son petit trésor et ça c’était la seule chose qui comptait.

Un soir qu’il travaillait sur de vieux textes en grec ancien, peinant à déterminer la signification d’une phrase, tu t’étais approchée avec ta poupée dans les mains et tu avais jeté un oeil à ce qu’il lisait.

“C’est quoi une trirème papa ?”
“C’est un navire grec utilisé pendant l’Antiquité pour…”

Il réalisa que tu n’avais pu lire ce mot que sur ses papyrus. Il te jeta un regard effaré. Ce mot était écrit en grec ancien, et tu n’avais jamais pu apprendre à le déchiffrer à l’école, cette matière n’était enseignée qu’à partir du collège. Il comprit alors que tu avais un don pour le grec ancien. Il ne l’expliquait pas, il ne savait pas comment ni pourquoi, mais tu pouvais le lire et le comprendre sans grande difficulté. Soudain emprunt d’une grande fierté, il prit ce soir là une grande décision : il t’impliquerait davantage dans ses traductions. ça serait votre petit moment père-fille rien qu’à vous deux.

4 avril, quelques mois plus tard

Depuis peu tu avais une nouvelle nourrice. Il fallait bien que quelqu’un te garde quand ton père s’absentait pour le travail ou pour donner des conférences sur l’Histoire. Au début tu boudais, guère enthousiaste à l’idée d’être encore victime des préjugés d’une femme qui ne te comprendrait pas. Mais Eleanor se montrait si différente des autre adultes. Elle ne te disputait jamais, mais elle ne cédait pas non plus à tes caprices. Elle se montrait douce et ferme à la fois. Et elle n’avait pas peur de toi. Quand tu la fixais en silence de tes yeux rubis, ta poupée serrée contre toi, elle finissait par lever les yeux de son travail et te souriait, te demandant parfois si tu avais besoin de quelque chose. Et toi tu étais si contente qu’enfin, personne ne te fuit ni ne te traite de monstre ! Alors tu lui souriais aussi. Et quand ton père rentrait chaque soir, il constatait la bonne ambiance et ton épanouissement toujours plus fort. Et ça lui faisait chaud au coeur.

18 mai, année suivante

“Papa se marie !”

Tu étais si fière de voir ton papa chéri au bras d’Eleanor, que tu considérais aujourd’hui comme une mère. Elle était si belle dans sa robe blanche, et ton père si élégant dans son costume ! Il n’y avait pas beaucoup de monde à ce mariage, mais tu t’en fichais. C’était même mieux ; après tout, ça faisait d’autant moins de gens pour te juger avec un regard de travers. Et tu n’avais rien besoin de plus qu’un papa et une maman. Et ils s’aimaient tes parents. Même si ça ne faisait qu’un peu plus d’un an qu’ils se connaissaient. Ton père était un vrai coeur d’artichaud sur ce point, mais cette fois c’était la bonne. Et comme tu adorais Eleanor, tout ne pouvait que bien se passer ! Alors tu te tenais là, du haut de tes 7 ans et demi, joliment drapé d’une robe couleur crème, un bouquet de fleurs à la main, à accompagner tes parents vers l’autel. Et tu ne pouvais que penser à ces années futures de bonheur qui t’attendaient à bras ouverts.


29 septembre, un an plus tard

Tes larmes coulaient sur tes joues en un flot intarissable. Trop jeune pour découvrir les ravages de la mort, tu étais inconsolable. Eleanor venait de mourir d’un cancer fulgurant, diagnostiqué à peine quelques mois plus tôt. Les médecins n’avaient rien pu faire pour elle, à part minimiser ses souffrances. Alors même que tu l’avais vu un an plus tôt au sommet de sa gloire, resplendissante, heureuse, en extase, à présent elle était pâle, allongée dans un cercueil, le visage fermé, les yeux clos pour toujours. Tu l’avais vu dépérir. Tu avais vu ses cheveux tomber, ses joues se creuser, ses cernes marquer plus encore le dessous de ses yeux. Ton père avait tenté de t’éloigner de ce malheur en t’envoyant en pension. Mais tu t’étais faite renvoyer exprès pour rentrer et revoir Eleanor. Tu voulais être là jusqu’à son dernier souffle, même si ça te rendait malheureuse de la voir comme ça.

A présent au moins, elle ne souffrait plus. Elle était en paix au ciel, comme disait ton père. Elle te surveillerait de là-haut et te sourirait jusque dans tes songes. Enfin, c’est ce qu’il tentait de te faire croire. Curieusement, tu n’étais pas si dupe. Quelque chose te disait que ce n’était pas si simple, et que les morts n’allaient pas au ciel ni au Paradis. Papa était abattu, tant par la mort de sa femme que par ton malheur qu’il n’avait pu éviter. La seule femme qui avait pu tenir le rôle d’une mère pour toi venait de s’éteindre et tu te retrouvais de nouveau seule.


30 novembre

Ta scolarité devenait de plus en plus difficile. Ton chagrin est toujours là, et tu ne sais pas comment l’apaiser. Tes camarades de classe ne le comprenaient pas. De toute façon, ils n’avaient jamais rien compris. Tu les effrayais, de plus en plus souvent. Tu te souviens particulièrement de ce jour, en octobre. Cette fille t’avait poussé dans tes retranchements, en parlant mal de ton père. Tu t’étais redressée, le regard sombre, terrifiant, et sans rien dire, tu l’avais fixée d’une telle violence qu’elle s’était mise à hurler, se débattant même contre des poursuivants imaginaires. Tu ne t’expliquais pas ce phénomène, mais tu savais cependant une chose : tu l’avais provoqué. Tu avais souhaité ardemment lui fait peur, lui donner une leçon dont elle se souviendrait.

Tu n’en avais jamais parlé à papa. Tu ne voulais pas le décevoir, alors qu’il te demandait d’être sage à l’école. La fille non plus n’avait rien dit, sans doute trop honteuse d’avoir eu des hallucinations, et surtout persuadée que personne ne la croirait. Parfois tu te demandais si toi aussi tu n’avais pas des hallucinations. Tu avais déjà vu une étrange créature, un jour, qui te fixait de ses yeux sanglants. Parfois des adultes agissaient bizarrement aussi. De temps en temps, tu ne savais pas pourquoi, tu te sentais menacée. Comme si un danger planait sur toi, mais quand tu te retournais, il n’y avait rien. L’école te paraissait de plus en plus inhospitalière. Mais tu y allais quand même pour faire plaisir à papa.

C’est pourquoi tu te tenais assise sur le banc de la cour, attendant sagement que le temps passe. C’était la récréation, tout le monde jouait, criait, riait, s’amusait, profitait des derniers instants de tranquillité avant de retourner en classe. Mais pas toi. Tu serrais juste ta poupée contre toi, à l’écart des autres enfants. De toute manière, tu n’avais pas d’amis. Personne ne t’aimait. Tu effrayais suffisamment les autres enfants pour qu’on te laisse tranquille. Du moins la plupart du temps. Parfois certains se donnaient en défi de te tenir tête. Comme aujourd’hui.

Les deux téméraires s’approchèrent de toi, avec des intentions tout sauf bienveillantes. Au début tu ne dis rien, pensant que ton regard sanglant suffirait à les décourager. Mais ils semblaient déterminés ce coup-ci. Le garçon t’arracha la poupée des mains, te forçant à te lever pour la récupérer. ça les faisait rire. Plus petite et moins forte que lui, tu ne pouvais pas faire grand chose. Le menton tremblant, tu fixais ta pauvre poupée prisonnière de cet imbécile cruel. Qui ne trouva pas mieux pour te pousser à bout que d’arracher la tête de ton bien le plus précieux. Ce crime ignoble te laissa muette de stupeur, les yeux écarquillés, incapable de réaliser ce qu’il venait de se passer. Puis, une fois le choc passé, la rage prit le dessus. Prise d’un accès de violence, tu te jetas sur lui et le poussa de toutes tes forces, mue par une terrible colère. A la fois surpris et désemparé, le garçon tomba à la renverse et s'assomma en se cognant la tête contre le sol. Son amie se mit à hurler, attirant l’attention d’un surveillant qui se précipita au chevet de l’enfant à terre.

- Que s’est-il passé ici ? demanda-t-il en fronçant les sourcils.
- C’est Dorothée, elle l’a poussé !
- Non c’est faux !! Il est tombé tout seul ! Il a trébuché sur une pierre en m’embêtant !

Tu mis toute ta conviction dans ce mensonge éhonté. Tu ne voulais pas créer d’ennui à ton père, et puis c’était la faute du garçon, il n’avait qu’à pas t’embêter ! Le mensonge était maladroit, comment aurait-il pu tomber tout seul à la renverse et se cogner la tête ? Pourtant, il sembla fonctionner. L’adulte cligna des yeux, un instant hagard, l’autre gamine, Angela, parut décontenancée. Puis elle se mit à hocher la tête, l’air penaud, comme honteuse de t’avoir accusée à tort. Tu ne comprenais pas pourquoi elle avait changé d’avis, ni pourquoi elle te couvrait. Mais tu n’allais certainement pas t’en plaindre.

Après cet événement, ta capacité à mentir s’accentua. ça se passait toujours plus ou moins de la même manière ; les gens te regardaient l’air hagard avant d’adhérer à tout ce que tu disais. T’aurais presque pu leur faire croire que le ciel était rose… ça ne marchait pas toujours, mais en général, les gens ne voulaient entendre que ce qui leur plaisait. C’est ce que tu avais appris. Les mensonges sont souvent plus attractifs que la réalité, après tout.


21 décembre, 3 ans plus tard

Aujourd’hui, c’était ton anniversaire. Mais ce ne serait pas comme d’habitude. Car elle était là, Jessica, cette femme qui voulait remplacer ta mère. Cette mégère qui te dévisageait dès que ton père avait le dos tourné. Tu ne comprenais pas pourquoi il l’avait choisie. Peut-être que tu ne voyais que ses mauvais côtés. Ou bien ton père ne lui trouvait que des bons côtés. En vérité, il avait juste besoin d’être heureux. Tu l’avais bien compris, et c’est pour ça que tu restais sage. Mais tu ne l’aimais pas. Tu l’avais déjà dit à ton père, ça l’avait peiné. Alors maintenant tu te taisais. Tu voulais qu’il soit heureux, alors si c’était avec cette vieille peau… Tu pouvais bien faire une concession, non ?

12 janvier

Aujourd’hui, en rentrant de l’école, tu avais encore senti cette sensation de danger peser sur tes épaules. C’était de plus en plus fréquent. Parallèlement, ton TDAH ne s’arrangeait pas, et tu n’avais fait aucun progrès en matière de dyslexie. Ton père te disait que ce n’était pas grave, mais tu savais qu’il était inquiet pour toi.

Quelqu’un sonna à la porte. C’était Alicia, une camarade de classe, qui te rapportait un cahier oublié sur ton pupitre. Alicia était arrivé au début du mois, et elle se montrait très gentille avec toi. Elle était vraiment différente des autres enfants. Elle se rapprochait d’une amie, finalement, même si vous ne vous connaissiez que depuis peu. Alors quand elle te proposa d’aller à l’école ensemble le lendemain, tu ne refusa pas. Et papa était heureux que tu t’entende bien avec une fille de ton âge.

Ainsi le lendemain ta nouvelle amie t’attendit devant chez toi et d’un grand geste te fit signe lorsqu’elle te vit sur le palier. Tu souris ; pour la première fois, tu te sens appréciée. La présence de ta belle mère te semblait subitement insignifiante. Avec Alicia, tu te sentais capable de tout supporter, du moment qu’elle était là, et papa aussi ! Enjouée, tu remontas ton sac à dos en sautillant, pris les bretelles avec chaque pouce et te précipitas vers ta camarade. Vous fîtes route en discutant, de vos livres préférés, de vos dessins animés favoris, des matières scolaires qui vous plaisaient. Et vous aviez tant de points communs ! Vous étiez faites pour vous entendre, comme si le destin vous avait réuni. Fut-ce aussi le destin qui décida qu’une voiture la faucherait dans la rue de l’école ?...

14 janvier

Tu étais inconsolable. Ta seule amie, qui gisait sur un lit d’hôpital, plongée dans le coma. Tu y avais cru, pourtant, à ce renouveau. Cet espoir alléchant d’être enfin aimé par quelqu'un d’autre que ton père. Tu t’étais sentie pousser des ailes. Et tel Icare, tu avais chuté au plus profond des abysses, ces appendices libertins brûlés par le soleil de ta naïveté. Tu ne disais plus mot dans la classe, et ton maître autant que tes camarades évitaient soigneusement de t’adresser la parole. Ils sentaient tous cette aira sombre, menaçante qui émanait de tout ton être alors que tu pleurais en silence. Tous, sauf une…

De toute façon, elle était cinglée. Faut être cinglée pour être amie avec Dorothée !

Tu relevas lentement ton regard et te tournas délicatement vers Angel. Cette petite vipère avait sorti un mot de trop et ellr allait en payer les frais. Ton regard sanglant brûlait d’une rage terrifiante. Tu restais muette, mais tes yeux parlèrent pour toi. Et ils se mirent à luire, et pour la première fois tu utilisas pleinement ton pouvoir. Angel se mit subitement à hurler, se débattant comme une furie contre des adversaires invisibles. Jusqu’à trébucher et se cogner sévèrement la tête. Le professeur arrêta la classe pour appeler les secours. Toi tu retournas simplement t’assoir sans rien dire. Bien fait pour elle.


23 février

Le jour funeste arriva. Un de ces jours où ta détestable belle-mère t’avais enfermé dans cette horrible pièce pleine de miroir. Cette pièce où des dizaines de tes reflets te toisaient, te souriaient, te murmuraient des choses inavouables à l’oreille. Ils t’effrayaient, tes reflets. Tu te faisais peur. Et ce jour là, elle t’avait encore retranchée. Toute seule. A dix ans. Alors quand t’entendis ton père rentrer, tu hurlas. La petite chaînette qui maintenait la porte fermée de l’extérieur t’empêchait de sortir. Tu pleurais. Tu voulais tellement quitter cet endroit et te réfugier dans ses bras. Dans les bras de ton père. Dans les bras du seul être vivant qui t’aimait sur cette terre. La mégère n’avait pas prévu qu’il rentre si tôt. Elle était prise sur le fait. Tes dénonciations passées se confirmait. Il se mit dans une colère folle en voyant ta petite bouille à travers l’encadrement de la porte, rougie par les larmes, tentant sans succès de sortir de ta prison. Il cria sur sa femme ; elle hurla en retour. Tu te bouchas les oreilles. T’étais trop sensible, c’était ça la vérité. T’étais une éponge, et tu réagissais mal. La dispute tourna au vinaigre.

- Je ne te permets pas de séquestrer ma fille !
- Mais c’est elle qui est ingérable ! Elle ne m’écoute pas, elle se mettrait en danger si je ne l’enfermais pas ! Tu crois vraiment les histoires d’une gamine de dix ans ?
- Cette gamine, comme tu dis, c’est ma fille. Je t’interdis de l’approcher de nouveau, tu entends ? Je ne veux plus te voir ici !
- Mais, mais je t’aime ! Tu m’aimes aussi, c’est juste cette… ce monstre qui te monte la tête contre moi !

Il la gifla, lui interdisant de traiter sa fille de monstre. Puis, après un instant de silence choqué, il se détourna et retira la chaînette pour te faire sortir. Il consola tes pleurs dans ses bras. Tu levas tes yeux rubis brillants de chagrin et d’amour pour ton papa. Puis ils s’arrondirent en fixant un point derrière lui. Ton père se retourna et se figea. Sa future ex-femme abaissa le poignet. Son regard fou, tu t’en souviendras toute ta vie. Le souffle court de ton père aussi. Tout comme cette chose enfoncée dans sa poitrine jusqu’au manche. Et ce rouge sur la veste de ton père. Et son corps qui chutait. Et toi qui te précipitait en pleurant, en le suppliant de se relever. Et les mots, ses mots, à cette truie.

- C’est de ta faute ! Ta faute ! Si tu n’existais pas, ça ne serait jamais arrivé ! C’est toi qui l’a tué !

Eleanor, Alicia, et maintenant papa…. Tu étais maudite, c’est ça ? Tous ceux qui t’aimaient finissaient par subir un triste sort… Ta faute… C’est toi qui l’a tué… Oui c’était de ta faute s’ils étaient morts... Ton esprit fragile et influençable se gorgea de ces mensonges venimeux. Ils empoisonnèrent ton jugement. Si bien que quand la police et l’ambulance arrivèrent, ils te trouvèrent agenouillée près de son corps éteint, à répéter une sinistre litanie. “C’est de ma faute… Je l’ai tué… je l’ai tué … “


xx.xx.xxxx

Une semaine, un mois, un an ? Tu ne savais même plus. Tu avais complètement perdu la notion du temps, entre ces murs blancs et tristes. Ces gens en blouse blanche qui venaient te voir te blasaient. Ils te faisaient prendre des cachets. Ils te disaient schizophrène, mais les américains ont toujours eu tendance à coller des étiquettes. Tu étais psychotique, ça c’était certain. Ils avaient peur de toi, eux aussi. Et le plus drôle, dans tout ça, c’est qu’ils avaient bien raison. La folie, c’était une maladie ; elle infectait les individus sains qu’elle touchait. Alors ton esprit n’était peut-être plus déjà très sain, mais ce séjour dans cet endroit perverti eut raison de tes dernières défenses. On te surprenait la nuit à parler à la lune, quand tu la voyais par la fenêtre munie de barreau. Parfois tu partais dans un éclat de rire, quand le psychiatre venait te voir. Ses mots… pathétiques, tellement pathétiques ! Vides, dénués de sens. Ils étaient risibles, tous. Pourtant ils étaient parvenu à te faire croire que t’étais un monstre. Si les adultes le disaient, tous, c’est que c’était vrai, n’est-ce pas ? Sinon, pourquoi ils mentiraient ? Tu ne voulais pas d’un monde de mensonges, alors tu préférais croire qu’ils avaient raison.

Jessica avait beaucoup participé à ton internement. Après tout, tu étais un obstacle sur son héritage, non ? Il lui fallait te mettre sous tutelle et te déclarer inapte à gérer tes biens même après tes dix-huit ans pour pouvoir y prétendre. Elle était trop vile pour laisser passer l’occasion de récupérer l’argent de ton père. Ton père, qui était mort, assassiné par ses mains, et pourtant tu te croyais responsable. Tu savais pourtant qu’au fond elle était la seule coupable, mais tu semblais vouloir te punir… Pourquoi ? peut-être pour n’avoir été qu’un poids pour Papa…

Plus les jours passaient, plus tu ruminais. Les cachets t’assommaient, mais tu arrivais tout de même à garder l’esprit assez clair pour rêver de vengeance. Cette horrible femme t’avait tout pris, jusqu’à ta santé mentale. Il était hors de question de la laisser s’en sortir aussi facilement. Tu pouvais être naïve et influençable, mais tu avais un esprit vif également. Tu n’avais pas oublié ce dont tu étais capable. Ton plus grand secret, outre ta capacité à effrayer les gens en leur déclenchant des hallucinations. Tu ne savais pas d’où cela provenait ; était-ce un don de ta mère ? Ta mère… Qui était-elle vraiment ? Cette femme énigmatique sans visage qui hantait tes nuits… Dorothée, tu t’imaginais que c’était la lune. Ainsi, elle veillait toujours sur toi. Peut-être que c’était une magicienne, comme dans les livres. Ce n’était pas si incohérent ; d’où pourrais-tu tenir ces dons sans ça ?

A force de rester sage et apathique, tes surveillants finissaient par baisser leur garde. Et tu en profitais pour tester tes capacités. Tu découvrais petit à petit toute l’étendue de ce don dont tu ignorais l’origine. Ainsi, il ne pouvait pas tout faire ; il servait surtout à manipuler les esprits des autres. Tu avais déjà tenté de faire croire à un soignant que le ciel était rose, mais ça n’avait pas marché. Ainsi on ne pouvait aller à l’encontre des convictions les plus fortes. Par contre, tout ce qui était de l’ordre des faits d’un niveau basique, c’était facile de les faire adhérer à tes mensonges. Puis avec de l’entraînement, tu parvins à leur masquer de petits objets pourtant visibles -en l’occurrence, tes cachets. C’est ainsi que tu pus mettre fin à ce traitement qui t’assommait. Et comme tu restais identique à toi-même, ils n’y virent que du feu. Le tout était de les dissimuler ensuite dans un endroit connu de toi seule.


15 Juin, an xxxx

Le jour tant espéré arriva. Celui qui te verrait enfin libre, prête à punir la diabolique Jessica pour ce qu’elle t’avait fait, et ce qu’elle avait fait à ton père. Tu ne savais pas combien de temps exactement tu étais restée dans cet endroit, mais tu estimais avoir environ quinze ans. Tu avais désormais l’habitude d’utiliser ton don, mais surtout, tu t’étais découvert par hasard une nouvelle faculté : l’invisibilité. Et après quelques jours d’exercices, tu comptais bien t’en servir pour quitter ce lieux maudit et rentrer à la maison.

Tu n’eus qu’à disparaître, simplement. Juste avant qu’on ne vienne te voir pour les soins. Juste assez de temps pour, suite à la panique que suscita ta disparition soudaine et inexpliquée, te glisser discrètement hors de ta chambre, subtiliser un pass et sortir de l'hôpital. Certains patients racontèrent pendant des jours qu’ils avaient entendu un rire cristallin, à l’extérieur, celui d’un esprit vengeur en extase.


16 juin xxxx

Enfin, après tout ce temps enfermée entre quatre murs, te voilà à la maison. ça n’avait pas tellement changé, si on excluait la décoration d’extrême mauvais goût du portique. Du rose fushia, des colibris verts fluos et des plantes rosacées qui formaient un ensemble pour le moins écoeurant. ça te donnait presque la nausée. Mais ce n’était pas pour critiquer les goûts décoratifs de la propriétaire que tu étais là, non… Tu étais là pour elle. Pour lui rappeler que tu existais. Pour lui faire payer tout le mal qu’elle t’avait fait. Pour venger Papa.

Indifférente à la pluie torrentielle qui s’abattait sur tes frêles épaules, tu sonnas à la porte avant de te reculer, bien en vue depuis la fenêtre du salon. Tu savais qu’elle avait la manie d’épier les gens en soulevant discrètement le rideau. Et effectivement, tu entraperçus son visage. Un éclair illumina le jardin, dévoilant un sourire mauvais sur tes lèvres. Quelques peu amaigrie par ton séjour prolongé en hôpital psychiatrique, ta chevelure toujours immaculée et tes yeux sanglants, tu avais vraiment l’apparence d’un fantôme. Tu disparus juste après grâce à ton don, laissant ton ennemie à la merci d’une terreur insondable. Oh, elle croirait bientôt avoir rêvé. Mais tu viendrais la hanter toutes les nuits, jusqu’à ce qu’elle meurt de peur.


21 juin

Lorsqu’elle te vit encore une fois dans sa chambre, elle poussa un hurlement. Jessica quitta précipitamment son lit et tendit une main devant elle, l’expression tordue par la terreur. Depuis une semaine, tu venais toutes les nuits pour lui faire peur. Tu lui souriais, diabolique, fantomatique, et tu utilisais tes dons pour faire surgir ses pires cauchemars. Ton pouvoir s’était amélioré, à présent tu voyais ses peurs. Et tu te délectais du spectacle.

- Va-t-en, laisse-moi tranquille !

Tu ne réponds rien, continuant de la fixer comme un esprit vengeur. C’était ça que tu voulais. Passer pour un fantôme. Lui faire perdre l’esprit, comme elle avait voulu le faire avec toi. Manque de peau, tu étais plus tenace qu’il n’y paraissait pour une jeune fille de ton âge. Jessica aurait mieux fait de te tuer.

- Arrête, je t’en supplie arrête !

Oui, oui ! Elle te suppliait. C’était tellement agréable de l’entendre. Cependant tu n’avais aucune pitié. Tu ne mettrais jamais fin à son calvaire. Elle le vivrait chaque soir de sa vie, jusqu’à sa mort. Libre à elle de décider quand tout ça prendrait fin… Tu clignas des yeux, dont le rouge sanglant s’amplifia subitement tandis que tu faisais appel à tes pouvoirs. L’instant d’après une nuée de serpents s’engouffra dans la pièce, poussant des sifflements stridents, montrant les crocs, prêts à mordre. Jessica poussa un hurlement fou. Les serpents s’avancèrent dangereusement, elle hurla de plus belle et se retrouva retranchée contre la fenêtre. Arrivée au bout de ses limites, elle l’ouvrit en grand et sauta, prête à tout pour échapper à ce calvaire qui n’avait que trop duré. Tu t’avanças pour jeter un oeil en contrebas. Son corps était disloqué et une tâche rouge s’agrandissait sous sa tête. Tu relevas le menton, satisfaite. Tu n’aurais jamais dû t’en prendre à mon papa.


29 juin

Tu courais depuis presque une heure, à en perdre haleine. Mais ces monstres ne te lâchaient pas. Des horribles femmes-serpents aux yeux injectés de sang. Elles disaient que tu sentais bon et qu’elle voulait te manger. C’était répugnant. Tu n’avais pas envie de finir dans leur estomac. Tu n’avais rien pour te défendre, ça faisait plusieurs jours que tu errais sans but quand elles t’avaient sauté dessus. Alors tu galopais pour sauver ta triste vie, mue par ton seul instinct. L’une d’elle t’avait rattrapé en première et se rua sur toi alors que tu trébuchais. Tu la vis se jeter sur toi et l’espace d’un instant tu t’imaginas rejoindre papa.

Tu fus sauvée in extremis par une jeune fille, un peu plus âgée qui toi, qui térassa ta première ennemie d’un coup habile de sa lame. Le monstre s’évapora dans un râle d’agonie. Qui était-ce ? D’où sortait-elle ? Tu pointas sur elle ton arme improvisée, un éclat de bouteille qui ne t’avait strictement servi à rien sur ces monstres.

- Ohla on se calme, je suis pas ton ennemie. Je m’appelle Euphrosina, et toi ?
- … Dorothée.
- Enchantée Dorothée, je vais pas te faire de mal alors pointe ça ailleurs tu veux ?

Quelque peu méfiante, tu baissas toutefois ton arme. Elle t’expliqua qu’elle était là pour toi, qu’elle t’avait repéré quelques jours auparavant et qu’elle devait t’emmener dans un endroit sûr. Une ville où d’autres demi-dieux vivaient. Une demi-déesse ? Maman était une divinité ? Etait-ce pour ça qu’elle ne voulait pas de toi ? Tu n’étais qu’une demi-déesse ?

Cependant vous étiez cernées à présent par les autres qui t’avaient enfin rattrapée. Tu ne savais pas te battre, tu étais à leur merci, même protégée par cette Seeker, qu’elle s’appelait. Soudain une autre femme très étrange surgit ; elle avait une chevelure de flamme, une jambe d’âne et l’autre en airain. Elle te tendit une petite épingle à cheveux, en te préconisant d’appuyer sur la petite fleur noire en cas de besoin. Tu t’exécutas et l’épingle devint une grande épée, qui embrocha l’adversaire qui se ruait sur toi. La femme serpent partit en fumée dans un râle furieux. Bouche bée tu contemplas la lame de ton arme. Puis tu jetas un oeil à l’autre femme étrange qui ne semblait pas vouloir te manger, elle.

- Hécate, c’est ta mère. Et c’est ma maîtresse. On est presque soeurs, non ? Entre soeurs, on s’entraide.

Elle disparut dans une nuée de flammes, vous laissant seules avec la dernière drakaina -c’est comme ça que ta camarade l’appelait. Cette fois, par contre, tu étais prête à en découdre. Tu te laissas guider par ton instinct. Tu mis à profit tes nombreuses heures d’entraînement pour disparaître sous les yeux éberlués du monstre, puis te déplacer derrière elle et lui asséner le coup fatal. L’effet de surprise, il n’y avait pas mieux.

- Ouah, tu serais une fille d’Hécate ? Trop cool.

Tu te contentas de la fixée de tes yeux sanglants avant d’hausser les épaules. Ah bon ? Peut-être… En attendant, tu ne l’avais jamais connu, et ce dont tu avais eu le plus besoin, ce n’était pas une ascendance cool, mais juste une maman aimante.


1er juillet

De tes yeux émerveillés tu contemplais la ville qui se dressait devant toi. Située en plein coeur d’une grande plaine de Floride, bordée d’une forêt, d’un lac, et de l’Océan à l’est, elle était majestueuse. Ierotheon, le sanctuaire des dieux. Ton nouveau foyer. La fille qui se disait Seeker t’y avais conduite et accepta de te faire découvrir la ville le temps que tu prennes tes marques. Tu n’espérais rien ; tu n’avais aucun avenir ; mais peut-être qu’ici tu trouverais peut-être enfin ta place. Avec des êtres comme toi. Et peut-être qu’un jour tu verras Maman, la déesse Hécate. Peut-être qu’un jour, ici, à Ierotheon, on t’aimera enfin telle que tu es.


pseudo // Etilya
âge // un quart de siècle
comment es-tu arrivé.e sur le forum? // Ai-je vraiment besoin de répondre à cette question ?  
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Dim 23 Sep - 20:51
DORY Nemo /dies

J'te dis pas bienvenue hein t'es chez toi :/

Bon courage pour la suite de ta fiche ♥


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Invité
Lun 24 Sep - 17:03
Rebienvenue à toi Love 2 Elle est toute belle Please
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Unique (Renard de Teumesse)
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Mar 25 Sep - 18:51
OH LA PETITE SOEUR.

HELLO U.

ptn suigintou fhrugheriugh j'approuve de OUF ce choix de feat **


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Dorothée A. "R" Kingsley
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Mar 25 Sep - 23:22
OHalala merci les copains ♥️
Oui Suigintou est juste magnifique & correspond tellement au perso y'avait pas d'autre choix possible Bouahaha

J'ai encore quelques passages de l'histoire à travailler mais j'essaie de finir d'ici ce week-end o/
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Chris R. McMillan
Demi-dieu (STAFF)
Mar 6 Nov - 15:13
trois ans après

Validation

Te voilà validé(e) ! Après avoir passé avec succès la dure épreuve de l'oracle, tu peux désormais circuler librement dans Ierotheon. Cependant, n'oublie pas de passer à l'Agora pour effectuer tes différents recensements. Tu as aussi la possibilité de créer une fiche de lien, un portrait, et tu peux jeter un oeil aux demandes. Si jamais tu te sens un peu perdu dans cette grande ville, n'hésite pas à solliciter le staff, qui se fera un plaisir de t'aider. Nous ne mordons (presque) pas !

A présent, tu as toutes les cartes en main pour passer un formidable séjour chez nous. Alors, surtout, fais-toi plaisir, et que les dieux te soient favorables !




KDO ♥♥♥♥


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