Solitude {Newt}
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Demi-déesse (STAFF)
Dorothée A.
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 23/09/2018
Messages : 15
Drachmes : 13
Ascendance : Fille d'Hécate
Occupation : Effrayer les passants
Dorothée A. "R" Kingsley
Demi-déesse (STAFF)
Dim 11 Nov - 16:04
Ta vie était-elle vraiment différente d’avant ? Avant que Papa meurt, mise à part son absence ? Ah, oui. Les cours étaient en grec ancien, une langue que tu avais toujours comprise ; donc tu pouvais enfin travailler sans te sentir sur la touche. Ta dyslexie, commune à tous les descendants des dieux, n’impactait plus ta vie, du moins pas autant qu’avant. Tu te sentais un peu plus normale, parmi ces enfants tout aussi peu ordinaires que toi.Ils avaient moins peur de toi que les simples humains. Mais ils te trouvaient toujours étrange. Et tu n’en étais pas moins seule. Enfin, si, tu avais Monsieur Corbeau. Un oiseau que tu avais recueilli peu de temps après ton arrivée ici. C’était sans doute ton seul ami. Et lui au moins ne souffrait pas de la malédiction qui t’affligeait ; il était toujours là. Mais pour combien de temps encore ?

Assise sur un banc de la cour, tu recoiffais ta poupée en chantonnant. Les autres adolescents t’ignoraient, et c’était mieux pour tout le monde. Tu pouvais être effrayante quand tu étais contrariée. Et souvent on s’intéressait à toi pour se moquer de toi, ou t’embêter d’une autre manière. Et ça te contrariait. Monsieur Corbeau était perché sur ton épaule et regardait lui aussi les autres lycéens jouer. Que pensait-il derrière ses deux iris sombres ? Il devait trouver ces jeux bien futiles.

Après de longues minutes à soigner le dernier cadeau de Papa, tu sentis un regard peser sur tes épaules. Une impression d’être observée fixement ; l’instinct, ou l’habitude ? Tu relevas la tête, cherchant de tes yeux sanglants qui pouvaient bien s’intéresser à toi. Pas ceux qui jouaient à chat ; ils étaient trop occupé à échapper à leur poursuivant. Pas non plus ceux qui discutaient en petit groupe ; ils se fichaient de toi. En revanche, tes iris pourpres captèrent un regard noisette. Celui d’un jeune homme, sans doute un peu plus âgé que toi. Tu penchas la tête sur le côté ; pourquoi te fixait-il ? Que trouvait-il d’intéressant à regarder chez toi ? La curiosité te gagna. Tu te laissas aller à son petit jeu, et pendant de longues secondes, vous vous fixates dans le blanc des yeux, malgré la distance.

Puis quelqu’un passa devant toi, rompant le contact. Pendant une brève seconde, tu fus masquée par le lycéen qui jouait. Tu profitas de cette interruption pour activer ta magie et disparaître. L’invisibilité, c’était de loin ton tour préféré. Surtout qu’il t’avait permis de t’échapper de cet horrible endroit, où on t’avait enfermée après la mort de Papa. Parce qu’ils disaient que c’était toi la coupable ; ils avaient peut-être raison ? Tu ne savais plus.

Tranquillement, tu te déplaças vers le garçon, qui fouillait la foule du regard, visiblement perturbé de t’avoir perdue de vue. Il ne risquait pas de te trouver ; ton pouvoir avait même englobé Monsieur Corbeau. C’était amusant. Tu réapparus juste derrière lui, en silence, prenant une petite seconde pour savourer l’instant. Puis tu te rapprochas de son oreille.

- Bouh !

Il sursauta ; tu éclatas de rire. C’était puéril, mais malgré les apparences, tu n’étais encore qu’une enfant. Enfant qui pourtant se montrait parfois plus lucide que les adultes. Tu te tus pour le fixer de nouveau de tes yeux sanglants, la mine indéchiffrable. Celle qui effrayait tout le monde. Il n’avait pas peur ? Tu serras ta poupée contre toi.

- T’es qui, toi ? tu demandas de ta petite voix fluette. Pourquoi tu me fixes depuis tout à l’heure ?
Revenir en haut Aller en bas
Anonymous
Invité
Invité
Ven 30 Nov - 11:05
« Newt, arrête tes conneries et joue ! »

Jonglant avec le ballon, le fils d'Athéna observe ses camarades à la fois amusés et impatients ; Newt adore jouer à la balle au prisonnier. Même à son âge. C'est une petite pause entre les entraînements et les cours barbants ; lui il préfère bouger, courir, et flanquer une raclée aux autres avec ses amis en utilisant les dons accordés par Athéna.

Il fait rebondir le ballon et, après quelques jeux de jambes, il bondit et arme son bras avant de lancer le ballon vers ses adversaires.

« PAR LES MÉTÉORES DE PÉGASE ! »

Il fait mouche en touchant deux personnes grâce à un ricochet bien analysé avant l'attaque. En retrouvant le sol, il se fait ébouriffer les cheveux par un de ses camarades alors que les rires les entourent.

« Putain Newt, t'es vraiment trop chiant avec tes références préhistoriques ! »
« No rage, bro. »

Newt ne s'offusque pas, voir jamais, de ce genre de remarques ; parce qu'il se moque de ce qu'on peut bien penser, mais aussi parce qu'il sait pertinemment que, au fond, ce ne sont pas des remarques sérieuses. De ce fait, l'américain profite donc librement et insouciamment de ces instants là.

Lorsque la partie prend fin, avec la victoire de son équipe à la clé, il va se poser sur un banc pour regarder les prochains jouer. C'est alors qu'il veut attraper sa bouteille d'eau que son regard curieux est attiré par une silhouette plus loin. De longs cheveux blancs, des pupilles sang ; il n'en faut pas plus pour titiller la -trop- grande curiosité du demi-dieu.

Alors il la fixe. Longuement. Sans détacher son regard. Ou même se rendre compte de l'insistance de son regard.
A tel point que, bientôt, les yeux de la demoiselle viennent rencontrer les siens. S'ensuit alors, pour Newt, un jeu d'intimidation puéril ; lequel des deux baissera le regard avant l'autre ? Pas qu'il cherche à se montrer intimidant, il inspire tout sauf la peur.

Mais quelqu'un s'interpose et rompt leur petit duel de regards. Il est déçu et, lorsque la voie est dégagée, il ne peut qu'assister, perplexe, au spectacle devant lui ; le banc est vide, la fille a disparu.
Il bondit de son propre banc et fait quelques pas, la bouche grande ouverte et les yeux pétillants à la fois de perplexité et de curiosité.

Il regarde à droite, puis à gauche, aucune trace d'elle. C'était un fantôme ? Peut-être, elle était toute seule et personne n'avait l'air de la remarquer à part lui. Il sautille presque sur place en furetant partout, impatient de la repérer dans la foule ; elle doit être sacrément rapide pour disparaître aussi vite de son sillage, comme ça, en plein air.

« Bouh ! »
« AAAAAH ! »

Il a fait un tel bond qu'il s'est éloigné d'elle de quelques pas. Newt la regarde en clignant des yeux tandis que son palpitant prend la peine de se calmer un peu. Ses prunelles de sang semblent le détailler mais, lui, ne peut que l'observer avec ses deux grosses billes de curiosité et d'intérêt que sont ses yeux.

« T’es qui, toi ? »

Newt ne répond pas, la bouche encore entrouverte tout en la regardant sous toutes les coutures.

« Pourquoi tu me fixes depuis tout à l’heure ? »
« Hein ? Oh, ça ! »

Il lâche un rire avant de tourner autour d'elle comme un gosse autour de son nouveau compagnon de jeu.

« J'me disais que tu ressemblais vachement à Hilda et c'est juste trop classe ! Puis d'un coup, PAF ! » Il écarte ses bras devant elle. « T'avais disparu !! C'est beaucoup trop classe ! »

Et il la regarde, encore, de ses prunelles brillantes, avant de lui tendre la main, un large et énergique sourire aux lèvres.

« Moi c'est Newt, fils d'Athéna ! Et toi, c'est quoi ton nom ? C'est qui ton parent divin ? Tu m'apprends à me téléporter comme toi ? »

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Demi-déesse (STAFF)
Dorothée A.
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 23/09/2018
Messages : 15
Drachmes : 13
Ascendance : Fille d'Hécate
Occupation : Effrayer les passants
Dorothée A. "R" Kingsley
Demi-déesse (STAFF)
Ven 28 Déc - 19:32
C’était un adolescent aux cheveux bruns et au regard clair, vif et enthousiaste. Tu sentais émaner de lui un charisme certain. Il devait être du genre à irradier auprès des autres ; le centre du monde autour duquel tout le monde tourne. Ton total opposé, en somme. Après un bref instant à garder la bouche entrouverte, encore sous le choc du petit tour que tu lui as joué, il finit par se reprendre en entendant ta seconde question. Il se mit à rire et tourna autour de toi. Tu pivotas sur tes talons pour le suivre, la tête inclinée de curiosité. Quel étrange phénomène.

- J'me disais que tu ressemblais vachement à Hilda et c'est juste trop classe !

Tu clignas deux fois des yeux. Hilda ? De qui parlait-il ? Tu ne connaissais aucune Hilda ici. Une amie à lui peut-être ? Mais pourquoi l’évoquer en élément de comparaison, alors que ça ne t’apportait rien ?

- Puis d'un coup, PAF !

Tu reculas la tête en clignant des yeux tandis qu’il écartait ses bras en imitant une explosion. Tu n’étais pas habituée à fréquenter des gens aussi démonstratifs. Etait-il tout le temps comme ça, ou était-ce simplement ton pouvoir qui l’enchantait ?

- T'avais disparu !! C'est beaucoup trop classe !

Classe ? Toi ? Décidément, il aimait beaucoup ce qualificatif. Que tu ne trouvais pas spécialement bien adapté. Cependant, tu n’avais pas une très bonne estime de ta personne, alors comment l’évaluer objectivement ? Tu t’abstins de commentaire. Après tout, s’il te voyait ainsi, où était le problème ? C’était mieux que de le voir fuir en courant, ou qu’être la cible de ses brimades. Un léger sourire vint même étirer tes lèvres. Pour une fois que tes mauvais tours amusaient quelqu’un ! Puis il te tendit la main. Tu restas un instant immobile à la fixer ; que devais-tu faire avec ? La taper ? Ou la serrer comme faisait Papa avant ? Hésitante, tu lâchas le bras de ta poupée pour saisir la paume tendue.

- Moi c'est Newt, fils d'Athéna ! Et toi, c'est quoi ton nom ? C'est qui ton parent divin ? Tu m'apprends à me téléporter comme toi ?
- Non.

Beaucoup de questions, une réponse unique et catégorique. Tu le coupais net dans son élan. Mais ce n’était pas simplement pour le contrarier. Tu lâchas sa main pour serrer ta poupée contre toi, l’observant de tes yeux sanglants quelques secondes avant de poursuivre.

- Je ne sais pas me téléporter.

Tu étais une adepte de la rétention d’information. Il aurait ses réponses en temps voulu, il fallait simplement patienter. Tu n’avais pas l’habitude de parler autant avec un étranger. Enfin, quelqu’un que tu ne connaissais pas. Et surtout qui te demandait autant d’informations en si peu de temps. Il était particulièrement énergique pour un adolescent de son âge. Nul doute que son TDAH devait être prononcé. Plus que toi, certainement.

- Je m’appelle Dorothée. Ma maman c’est Hécate, c’est ce qu’ils m’ont dit.

A ton tour, tu tournas autour de lui tandis que tes yeux le détaillaient de la tête au pied. Une fois cet examen visuel terminé, tu te plantas de nouveau devant lui, toujours silencieuse. Ton calme apparent contrastait tellement avec cette véritable pile qu’il était.

- C’est qui Hilda ? Une amie à toi ? Je ne connais aucune Hilda ici.

A dire vrai, tu ne connaissais pas grand monde. Alors que lui, tu l’imaginais bien entouré. Tout le monde devait l’apprécier.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La solitude c'est mieux à deux ( pv Tom )
» Les animaux fantastiques, de Newt Scamander
» joséphine ▬ « La solitude effraie une âme de vingt ans »
» Une envie de solitude ...
» Quand la solitude pèse [PV Paws]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imítheos :: Zone RP :: RPs abandonnés-
Sauter vers: