Solitude {Newt}
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Demi-déesse (STAFF)
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 23/09/2018
Messages : 7
Drachmes : 5
Ascendance : Fille d'Hécate
Occupation : Effrayer les passants
Dorothée A. "R" Kingsley
Demi-déesse (STAFF)
Dim 11 Nov - 16:04
Ta vie était-elle vraiment différente d’avant ? Avant que Papa meurt, mise à part son absence ? Ah, oui. Les cours étaient en grec ancien, une langue que tu avais toujours comprise ; donc tu pouvais enfin travailler sans te sentir sur la touche. Ta dyslexie, commune à tous les descendants des dieux, n’impactait plus ta vie, du moins pas autant qu’avant. Tu te sentais un peu plus normale, parmi ces enfants tout aussi peu ordinaires que toi.Ils avaient moins peur de toi que les simples humains. Mais ils te trouvaient toujours étrange. Et tu n’en étais pas moins seule. Enfin, si, tu avais Monsieur Corbeau. Un oiseau que tu avais recueilli peu de temps après ton arrivée ici. C’était sans doute ton seul ami. Et lui au moins ne souffrait pas de la malédiction qui t’affligeait ; il était toujours là. Mais pour combien de temps encore ?

Assise sur un banc de la cour, tu recoiffais ta poupée en chantonnant. Les autres adolescents t’ignoraient, et c’était mieux pour tout le monde. Tu pouvais être effrayante quand tu étais contrariée. Et souvent on s’intéressait à toi pour se moquer de toi, ou t’embêter d’une autre manière. Et ça te contrariait. Monsieur Corbeau était perché sur ton épaule et regardait lui aussi les autres lycéens jouer. Que pensait-il derrière ses deux iris sombres ? Il devait trouver ces jeux bien futiles.

Après de longues minutes à soigner le dernier cadeau de Papa, tu sentis un regard peser sur tes épaules. Une impression d’être observée fixement ; l’instinct, ou l’habitude ? Tu relevas la tête, cherchant de tes yeux sanglants qui pouvaient bien s’intéresser à toi. Pas ceux qui jouaient à chat ; ils étaient trop occupé à échapper à leur poursuivant. Pas non plus ceux qui discutaient en petit groupe ; ils se fichaient de toi. En revanche, tes iris pourpres captèrent un regard noisette. Celui d’un jeune homme, sans doute un peu plus âgé que toi. Tu penchas la tête sur le côté ; pourquoi te fixait-il ? Que trouvait-il d’intéressant à regarder chez toi ? La curiosité te gagna. Tu te laissas aller à son petit jeu, et pendant de longues secondes, vous vous fixates dans le blanc des yeux, malgré la distance.

Puis quelqu’un passa devant toi, rompant le contact. Pendant une brève seconde, tu fus masquée par le lycéen qui jouait. Tu profitas de cette interruption pour activer ta magie et disparaître. L’invisibilité, c’était de loin ton tour préféré. Surtout qu’il t’avait permis de t’échapper de cet horrible endroit, où on t’avait enfermée après la mort de Papa. Parce qu’ils disaient que c’était toi la coupable ; ils avaient peut-être raison ? Tu ne savais plus.

Tranquillement, tu te déplaças vers le garçon, qui fouillait la foule du regard, visiblement perturbé de t’avoir perdue de vue. Il ne risquait pas de te trouver ; ton pouvoir avait même englobé Monsieur Corbeau. C’était amusant. Tu réapparus juste derrière lui, en silence, prenant une petite seconde pour savourer l’instant. Puis tu te rapprochas de son oreille.

- Bouh !

Il sursauta ; tu éclatas de rire. C’était puéril, mais malgré les apparences, tu n’étais encore qu’une enfant. Enfant qui pourtant se montrait parfois plus lucide que les adultes. Tu te tus pour le fixer de nouveau de tes yeux sanglants, la mine indéchiffrable. Celle qui effrayait tout le monde. Il n’avait pas peur ? Tu serras ta poupée contre toi.

- T’es qui, toi ? tu demandas de ta petite voix fluette. Pourquoi tu me fixes depuis tout à l’heure ?
Revenir en haut Aller en bas
Demi-dieu
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Date d'inscription : 25/09/2018
Messages : 6
Drachmes : 8
Ascendance : Athéna
Newt M. Jones
Demi-dieu
Ven 30 Nov - 11:05
« Newt, arrête tes conneries et joue ! »

Jonglant avec le ballon, le fils d'Athéna observe ses camarades à la fois amusés et impatients ; Newt adore jouer à la balle au prisonnier. Même à son âge. C'est une petite pause entre les entraînements et les cours barbants ; lui il préfère bouger, courir, et flanquer une raclée aux autres avec ses amis en utilisant les dons accordés par Athéna.

Il fait rebondir le ballon et, après quelques jeux de jambes, il bondit et arme son bras avant de lancer le ballon vers ses adversaires.

« PAR LES MÉTÉORES DE PÉGASE ! »

Il fait mouche en touchant deux personnes grâce à un ricochet bien analysé avant l'attaque. En retrouvant le sol, il se fait ébouriffer les cheveux par un de ses camarades alors que les rires les entourent.

« Putain Newt, t'es vraiment trop chiant avec tes références préhistoriques ! »
« No rage, bro. »

Newt ne s'offusque pas, voir jamais, de ce genre de remarques ; parce qu'il se moque de ce qu'on peut bien penser, mais aussi parce qu'il sait pertinemment que, au fond, ce ne sont pas des remarques sérieuses. De ce fait, l'américain profite donc librement et insouciamment de ces instants là.

Lorsque la partie prend fin, avec la victoire de son équipe à la clé, il va se poser sur un banc pour regarder les prochains jouer. C'est alors qu'il veut attraper sa bouteille d'eau que son regard curieux est attiré par une silhouette plus loin. De longs cheveux blancs, des pupilles sang ; il n'en faut pas plus pour titiller la -trop- grande curiosité du demi-dieu.

Alors il la fixe. Longuement. Sans détacher son regard. Ou même se rendre compte de l'insistance de son regard.
A tel point que, bientôt, les yeux de la demoiselle viennent rencontrer les siens. S'ensuit alors, pour Newt, un jeu d'intimidation puéril ; lequel des deux baissera le regard avant l'autre ? Pas qu'il cherche à se montrer intimidant, il inspire tout sauf la peur.

Mais quelqu'un s'interpose et rompt leur petit duel de regards. Il est déçu et, lorsque la voie est dégagée, il ne peut qu'assister, perplexe, au spectacle devant lui ; le banc est vide, la fille a disparu.
Il bondit de son propre banc et fait quelques pas, la bouche grande ouverte et les yeux pétillants à la fois de perplexité et de curiosité.

Il regarde à droite, puis à gauche, aucune trace d'elle. C'était un fantôme ? Peut-être, elle était toute seule et personne n'avait l'air de la remarquer à part lui. Il sautille presque sur place en furetant partout, impatient de la repérer dans la foule ; elle doit être sacrément rapide pour disparaître aussi vite de son sillage, comme ça, en plein air.

« Bouh ! »
« AAAAAH ! »

Il a fait un tel bond qu'il s'est éloigné d'elle de quelques pas. Newt la regarde en clignant des yeux tandis que son palpitant prend la peine de se calmer un peu. Ses prunelles de sang semblent le détailler mais, lui, ne peut que l'observer avec ses deux grosses billes de curiosité et d'intérêt que sont ses yeux.

« T’es qui, toi ? »

Newt ne répond pas, la bouche encore entrouverte tout en la regardant sous toutes les coutures.

« Pourquoi tu me fixes depuis tout à l’heure ? »
« Hein ? Oh, ça ! »

Il lâche un rire avant de tourner autour d'elle comme un gosse autour de son nouveau compagnon de jeu.

« J'me disais que tu ressemblais vachement à Hilda et c'est juste trop classe ! Puis d'un coup, PAF ! » Il écarte ses bras devant elle. « T'avais disparu !! C'est beaucoup trop classe ! »

Et il la regarde, encore, de ses prunelles brillantes, avant de lui tendre la main, un large et énergique sourire aux lèvres.

« Moi c'est Newt, fils d'Athéna ! Et toi, c'est quoi ton nom ? C'est qui ton parent divin ? Tu m'apprends à me téléporter comme toi ? »

Spoiler:
 



merci à bunny pour m'avoir rendu si beau Bave
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La solitude c'est mieux à deux ( pv Tom )
» Un peu de solitude ne fait de mal à personnes [ Dag Larson]
» Éternelle solitude | Lumi |
» Les animaux fantastiques, de Newt Scamander
» joséphine ▬ « La solitude effraie une âme de vingt ans »

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Imítheos :: Ierótheón :: Sud-
Sauter vers: