LE CONTEXTE ღ chronologie & co
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La Pythie
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La Pythie
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LE Sam 15 Avr - 17:21
LA MYTHOLOGIE ღ le commencement

Il était une fois, bien avant notre ère,
Le Chaos,
La Nuit, puis
La Terre qui engendre le Ciel.

A l’aube du monde, la Terre (Gaïa) et le Ciel (Ouranos) restèrent unis des siècles durant. Ils donnèrent ainsi naissance à des êtres monstrueux - les Cyclopes et les Hécatonchires, mais aussi aux douze Titans.
Cependant dans cette légende, il n’existe nul amour paternel. S’il fallait donner un nom à ce qu’Ouranos éprouvait envers la progéniture, ce serait la peur. A ses yeux, ses enfants étaient trop puissants ; ils représentaient un danger. Alors pour se protéger il enferma les Cyclopes et les Hécatonchires dans le Tartare, et les Titans dans les entrailles de leur mère.
Il était loin de se douter que sa femme, Gaïa, se retournerait contre lui. La déesse primordiale ne supportait plus de voir ses enfants emprisonnés, ni son union permanente avec Ouranos. Pour leur liberté elle confia au plus jeune de ses fils une faucille, grâce à laquelle il parvint à vaincre son père.
C’est ainsi que Cronos devint le nouveau roi des dieux.

Mais Cronos n’était pas meilleur souverain. C’était un despote, un monstre avide de pouvoir. Et comment un monstre pourrait-il accepter qu’on le renverse ? Car c’est l’avenir que lui avait prédit Ouranos : lui aussi devait un jour être détrôné par l’un de ses enfants.
Oh, il refusait que cette prophétie se réalise, bien sûr. Il était tout-puissant. Ainsi, pour ne pas risquer sa suprématie, le Titan décida qu’il valait mieux manger ses propres enfants plutôt que de leur donner une occasion de le trahir.
Je vous le répète, il n’existe nul amour paternel dans cette légende.
Seulement le salut d’une mère.

Car c’est bel et bien Rhéa, l'épouse de Cronos, qui entraîna sa perte : à la naissance de son sixième enfant, et sur les conseils de sa mère, la Reine choisit de le cacher. Elle le déposa en Crète, dans une grotte, et à la place tendit une pierre emmaillotée au tyran - qui l’engloutit sans attendre.
C’est ainsi que Zeus eut la vie sauve. Il fut élevé par les Méliades, les nymphes des frênes, qui veillèrent sur lui jusqu’à ce qu’il soit en âge de réaliser son destin.

Son premier exploit fut sans conteste de forcer Cronos à régurgiter ses frères et soeurs - Hestia, Déméter, Héra, Hadès et Poséidon. Il libéra ensuite les Cyclopes et les Hécatonchires, qui devinrent de précieux alliés lors de la guerre qui l’opposa aux Titans : la Titanomachie.
Pour remercier leurs frères, les géants leur offrirent trois armes : l’Éclair primordial pour Zeus, le Trident pour Poséidon et la Kunée pour Hadès.

Mais même avec une telle puissance entre leurs mains, la lutte fut longue et acharnée ; ce n'est qu'au bout de plusieurs siècles que les Olympiens l'emportèrent.
Et ils brandirent leurs armes en poussant des cris de victoire.

Cronos fut démembré et enfermé dans le Tartare. Zeus, Hadès et Poséidon se partagèrent le pouvoir : le premier régnerait sur le ciel, le second sur les océans, le dernier sur les Enfers.
Le nouveau souverain et ses comparses s'installèrent sur le Mont Olympe, en Grèce. De là, ils pouvaient veiller sur ce monde qui était désormais leur. Ils pouvaient s'y aventurer aussi et,
Quelques fois,
Y trouver l'amour d'un homme ou d'une femme comme vous et moi.

Une nouvelle ère commençait : celle des Héros.
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La Pythie
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LE Lun 17 Avr - 17:40
IERÓTHEÓN ღ le contexte actuel

C'est viscéral, tu le sens, t'es différent.
Peut-être que ta mère, ou ton père, t'en a parlé ; peut-être encore que tu le sais tout simplement ; peut-être, enfin, que c'est clairement évident – c'est pas normal ces cheveux naturellement blancs, ou rouges, ou bleus.
Tu le sens, tu le sais, tu n'es pas comme les autres gamins qui t'entourent ; et c'est tout le problème. Au moment où tu prends pleinement conscience de qui tu es, de ce que tu es, eux aussi. Alors méfie-toi ; toi, enfant du monde extérieur, s'ils te trouvent, t'es foutu. Alors, as-tu des doutes ? Les crois-tu fondés ? Veux-tu des réponses ? Alors écoute-moi attentivement, gamin.

Ces livres dans ta bibliothèque pleins d'illustrations cauchemardesques, ces livres que tu regardes d'un œil candide comme n'étant que de simples légendes que l'on racontait jadis ; ces livres ne sont pas que des inventions, ce ne sont point des fables, mais la stricte réalité. Quelque part, un jeune garçon de, quoi, peut-être cinq ans de plus que toi seulement, se bat contre une gorgone ; ou encore, échappe à une Furie. Tous ces mythes ne sont plus les simples chimères cachées sous ton lit ; et tu ne peux plus te contenter de les fuir. Vas-tu te battre ?

Ce monde est hostile pour toi, demi-dieu ; oh, tu n'as pas encore compris ? Après tout, tu n'as toujours eu qu'un parent, un trouble de l'attention avec hyperactivité et de multiples écoles à ton actif ; et ton parent divin, il a jamais été là. Mais c'est pas vraiment sa faute, tu sais.
Ou alors, peut-être, as-tu parfaitement conscience d'être différent ; peut être es-tu toi-même un personnage pleinement conscient et crédible de cet univers folklorique.
En tous les cas, tu le sais : ce monde devient désormais un danger pour toi. Et ne compte pas sur la police ou qui que ce soit d'autre pour te croire, pour le voir ; les mortels ne voient que ce qu'ils veulent bien voir.

Alors maintenant, dis-moi, tu préfères quoi toi : parcourir le monde quitte à y laisser ta peau, ou vivre entouré de gens comme toi ? Alors peut-être qu'un seeker viendra à toi et te trouvera à temps ; ou peut-être devras-tu te démerder comme un grand pour arriver à destination. Dans ce morceau d'Amérique, dans cette ville de Californie dont tu penses peiner à prononcer le nom, Ierótheón, le sanctuaire des dieux. Sauf que tu comprends d'une seule lecture, et tu le prononces sans accroc ; tout est tellement naturel, avec le grec ancien. C'est dans tes gênes, dans ton sang ; ce sang qu'il te faudra décider de préserver, que tu te battes ou que tu décides de vivre paisiblement.
En attendant, tu le sais : Ierótheón, c'est ton foyer.
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