we walk as lions ❞ (cael)
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Demi-dieu
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Date d'inscription : 09/01/2018
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Drachmes : 5
Ascendance : Demi-dieu fils d'Hécate
Occupation : Acteur ; cascadeur ; free runner
Sam 8 Sep - 14:20
c a e l
© originaux by ibuki // edit by kingyo
Il s'appelle Cael ; Cael Isaac-Sawyer Hogan. Il est un acronyme. Condamnés à être libres. Le nom d'une oeuvre de littérature française, dont son père a toujours été fou. Isaac, c'est son oncle, le frère de son père — et le père de son feu cousin, frère d'armes et d'âme de toujours, Wyatt. Sawyer, c'est lui : son père. Son tout. Canadien à temps plein, il a vingt-et-un an et sa vie, sa raison d'être, c'est l'éclat vif des projecteurs, les caméras, les répliques salées ; le rôle des gamins désabusés des quartiers sales. Enfant acteur, ils disaient que ça lui passerait : il n'a jamais lâché. à ses heures perdues il court les rues, les toits et les immeubles : la ville est son territoire, son terrain de jeu, son danger qu'il apprivoise. à son plus grand dam, il n'est pas humain — pas tout à fait. Fils d'un mortel et d'une déesse mineure ; fils d'un homme et d'Hécate. Demi-dieu, il paraît ; et son déni de lui-même, de son sang et de son ascendance pourrait un jour lui être fatal.
CONTRÔLE DE LA BRUME // son sang l’a voulu, et lui s’en moque autant qu’il s’en joue. Tromper les sens est son atout, montrer aux mortels ce qu’ils veulent voir lui appartient, rendre rationnel ce qui les effraie et manque trahir ses pairs relève de ses capacités, les faire mentir pour que leurs propres souvenirs ne soient plus que ce qui les arrange et les préserve aussi.

ILLUSIONS SENSORIELLES // ç’a commencé par la vue, ç’a atteint l’ouïe, ç’avait continué avec l’odorat, le goût, subtilement ; puis, le plus difficile avait été fait : le toucher aussi avait été conquis. cael, passé maître dans l’art des illusions pour berner jusqu'à ses propres confrères, les dissimule aisément sous l’apparat de faux tours de magie aux yeux des mortels, prisons démentes cependant pour qui se range parmi ses ennemis – lui s'épuise et s'enlise ((migraine, engourdissement, l'esprit parfois hagard)) s'il essaie de trop ; mais lui se retient et canalise par peur d'être ce fils de qu'il maudit tant.

TÉLÉPORTATION // sous le regard de ses opposants il se dissipe dans l'ombre et surgit de l'obscurité – il s'efface en particules d'ombre et réapparaît dans un rayon de trois ou quatre mètres tout au plus. Matérialisation et dématérialisation ne durent que le temps d'un souffle, mais c'est une fraction de seconde au cours de laquelle il est à la merci de quiconque, forcé à l'immobilité. Il n'a pour seule limite que sa propre endurance – plus il use de son don plus disparitions et réapparitions prennent du temps, le forçant donc à une vulnérabilité prolongée et, lorsqu'il se téléporte, il s'essouffle pourtant comme s'il avait couru la distance effacée ; à répétition, donc, il s'épuise plus que de raison s'il n'y prend pas garde. Sous l'astre nocturne, son don l'éreinte bien moins qu'à la lumière vive du jour, et ses téléportations sont plus rapides – ou, tout du moins, elles en donnent l'impression, dissimulées dans les ombres de la nuit.

ARME // double poignards ((lames évidemment forgées en bronze céleste)) dissimulées en breloques accrochées à son bracelet fétiche, qu'il a appris à manier par la force des choses, parce qu'il est de ceux que la vie appelle trop souvent à sortir dans les rues humaines, loin de la barrière de protection posée sur Ierótheón ; armes dont il n'use pourtant que trop peu, et qu'importe les réprimandes.

DEFAUT FATAL // son déni de lui-même et de son ascendance, son désir si brûlant de n'être qu'humain et non pas héros, ce refus, ce rejet permanent de ce qu'il est et de ses capacités – de se battre pour une cause qu'il n'a pas choisie.
before we face the fight we know who’s gonna win
Je me souviens de lui comme d’un rire, un rire clair, toujours sincère, un peu tremblant, comme s’il vacillait alors que c’était le monde qui tanguait quand il semblait si heureux ; c’était l’univers qui vibrait de son bonheur tellement il était grand, envahissant — c’est qu’il prenait de la place, son sourire, et son regard, quelquefois océan, quelquefois printemps, ciel d’hiver ou crépuscule, au gré de ses envies, de ses folies, de ses humeurs. Garçon rose, garçon poupée, garçon bleu, garçon violet ; adolescent fantasque et un peu allumé.

Je me souviens de lui comme d’une fossette à droite de ses lèvres, comme une parenthèse, un entre guillemets qui ne se refermait jamais — c’est qu’il en avait toujours trop à dire, ses silences étaient rares et ses mots s’emmêlaient, ses discours s’effilochaient et perdaient tout leur sens, les syllabes se chevauchaient, se superposaient et il n’y prenait pas garde, s’esclaffait quand il le remarquait tout à coup, quand il constatait nos rictus contrits et nos mines perdues. La citation, le dicton, le proverbe ; les références aléatoires, piochées au hasard, le mot qu’il faut, mais rarement à l’instant qui l’attend — je me souviens, dans son jargon, impossible n’existait pas.

Je me souviens de lui comme d’un ami, d’un frère, d’un compagnon de bataille, loyal, fidèle au poste, capable de sacrifices comme on en fait peu dans une vie, de ceux qui vous forcent à déchirer un petit morceau de vous-mêmes à chaque fois et qu’on s’impose quelquefois parce qu’ils sont nécessaires. Il était de ceux-là, de ceux qui auraient volé toutes les étoiles du ciel et les auraient distribuées par poignées, par volées sans songer à en garder rien qu’une seule pour lui-même, qu’importe s’il devait se retrouver dans l’obscurité, égaré, sans rien ni personne pour le guider — c’est aussi qu’il a toujours eu sa propre lumière, n’en avait pas besoin d’autres, factices, artificielles, si fades à côté de la sienne.

Je me souviens de lui comme on se souvient d’un rêve marquant, sublime, qu’on voudrait ne jamais quitter, qui pique quand on ouvre les yeux et qu’il n’en reste plus rien ; des éclats doux-amers, des couleurs vives et, là, quelque part, camouflée, étouffée, comme une ombre, comme un mystère, un secret, comme un non-dit, des mots muets — une peur, une colère, une douleur, une terreur. Il avait de temps à autres dans les yeux comme l’esquisse de ce chapitre que l’on ne lit pas à voix haute, de ces guerres que l’on mène contre soi-même et contre le monde, de ces armes que l’on tient à bout de bras sur un champ de bataille dévasté et de ces cicatrices que personne ne voit et qu’on porte en nous, toujours, qu’importe le temps qui passe — on prétend qu’il guérit, il était le premier à le dire, mais je suis persuadé qu’il n’en croyait pas un seul mot.

Je me souviens de lui comme de l’homme qui osait pleurer, qui aimait ses échecs plus qu’il ne les craignait, qui aimait la pluie, et l’automne, et les fous, et les bêtes de foire, et les artistes, et les marginaux, celui que les regards de travers faisaient sourire, qui posait quand on le montrait du doigt. L’enfant rêveur, adulte et les deux pieds dans l’enfance, engagé et les idéaux plein la tête ; garçon rose je disais, féministe à en crever, anarchiste peut-être un peu, anti-conformiste, le demi-dieu qui se rêvait humain, le héros qui voulait être celui de rien, qui n’aimait pas les dragons ni les vaincre. L’illuminé, l’inconscient, le téméraire, peur de l’eau, peur des chats, mais l’altitude, le vide et le danger pour lubies, hobbies, frénésies — fractures comme blessures de vie.

Je me souviens de lui comme d’un mirage, comme d’un ancrage, comme de mains tremblantes sur les dernières cigarettes du dernier paquet, comme une mèche bleue délavée, une autre rose un peu plus vive devant ses yeux, comme d’une tignasse blonde niquée d’avoir été si malmenée, comme d’une paire de vieilles converses rouges un peu sales, un lacet blanc — gris depuis le temps —, un autre vert, une chaîne à son cou avec lesquelles il ne cessait de s’amuser pendant qu’il divaguait. Une voix légère, un peu raillée, des sous-entendus salaces, des plaisanteries un peu irritantes, un fond de vérité dans tout ce qu’il disait, même quand il ne se prenait pas au sérieux — je ne crois pas qu’il l’ait déjà fait devant moi, vivre autrement qu’au second degré.

Je me souviens de lui comme on se souvient d’une vieille histoire d’enfance, racontée encore et encore et dont on ne s’est jamais lassé — dont il reste un peu de douceur, un brin de nostalgie. Une étincelle, un feu d’artifice, une explosion lumineuse — des paillettes, des étoiles, de l’encre phosphorescente. Et cette vie, la vie qu’il inspirait, qu’il respirait, je me souviens — c’était si beau, si grand, c’était si intense, ça implosait, ça brûlait, on s’allumait tous autour de lui comme une constellation dont il était le coeur.

Et je me souviens de lui, je me souviens et ô Ciel, si vous saviez comme il était grand déjà, ce tout petit garçon rose aux rêves immense dont je me rappelle avec tendresse.
183cm
...kg
cheveux blonds méchés de couleurs pastel.
yeux bleus, souvent dissimulés sous des lentilles de toutes les couleurs.
casual, rock, skateur, colorful ; rose, bleu, noir, violet, barrettes dans les cheveux, chaînes au pantalon, lacets dépareillés, bracelets aux poignets.
multiples cicatrices dues à ses trop nombreuses chutes sur le plateau ou en parkour.
son TDAH est étonnament très prononcé pour son ascendance ; l'immobilité forcée le rend nerveux, le rendrait fou, il s'en ronge les ongles et la peau qui les entoure à s'en faire saigner ; il perd le fil des conversations, mange ses mots, pense trop vite pour son débit de parole déjà précipité ; il s'épuise pour s'endormir mais c'est en vain ; il ne sait pas réfléchir avant d'agir, il ne sait retenir ni les mots ni les gestes ; il implose, il explose.
today we know that we are strong when we are weak
i. hécate (l'absence)

il se souvient de peu, presque de rien, même s'il a toujours su — son père lui a tant dit, combien il l'aimait, cette dame de nuit, cette dame de lune, la belle, la sublime, la sorcière, l'enchanteresse, la magicienne, l'infernale. sur les lèvres du grand homme de sac et de cordes, il n'a connu que la tendresse, les bribes d'un amour éphémère, impossible — les hommes ne sont qu'une inspiration trop brève pour les immortels, les unions insensées et elles ne laissent que déchirure au coeur des épris. il n'était pas l'exception, cet amant au myocarde lourd de trop d'amour et vide de plus personne à qui le donner — jusqu'à ce qu'il arrive, lui, le poupon emmailloté dans un berceau de satin noir et déposé sur un pas de porte ; petit bout d'homme agité et gazouillant qui déjà ne craignait pas la nuit.

tout autour du bambin, le parfum de sa mère comme ultime souvenir — et cael, comme le fruit d'une tendresse si peu consommée, devenu au premier regard la prunelle des yeux de celui qui cette nuit-là devint père.

de sa mère, lui ne garde qu'un nom et le silence paisible des nuits ; l'obscurité qu'il n'a jamais crainte, les cauchemars épars qui se dissipaient toujours trop vite pour qu'il s'en souvienne, cette fascination pour les astres qu'il n'expliquait pas. une ascendance toujours forcée au silence, lui un peu différent mais il ne fallait pas le dire, un secret de père et de fils, et au gamin — au gamin, lui, le silence lui allait bien.

ii. andy (l'amour inconditionnel)

il est cet homme de peu de moyens, un père qui ne vit plus que pour son fils, un homme fort, un homme fier, un homme au coeur tendre — il se serait contenté de si peu, du rire de son enfant dans l'appartement de misère, de l'entendre jouer dans la chambre qu'il lui a cédée pour investir à temps plein le clic-clac du salon. Il se serait contenté des trésors les plus simples d'une vie — l'amour et l'eau fraîche — si le monde tournait ainsi, si le dicton disait vrai, si les récits des sages n'étaient pas qu'un ramassis de sottises.

mais le monde tourne si peu rond, et les dictons mentent tellement, et les récits des sages ne sont que des légendes ; animateur sur radio libre suffisait pour remplir son assiette de pâtes et de viande bon marché à tous les repas entre deux factures, mais pour nourrir une deuxième bouche le voilà qui court d'entretiens en entretiens, et qui dépense plus en timbres qu'en épicerie pour envoyer son CV dans toutes les boîtes qui recrutent — et même celles qui ne recrutent pas. Il décroche un job de nuit, battement de trente minutes entre la fin de l'antenne et le travail sur chantier. De brefs contrats qui s'enchaînent et la fatigue qui enfle au fil des jours, mais au moins, au moins, après tout, il peut voir son fils grandir.

Cael, son p'tit gars, sa marmaille, son champion, son gamin rieur et pas trop difficile, son garçon poupon qui très tôt déjà préfère le rose au bleu ; un peu taquin mais pas méchant, quelques crises au compteur mais il comprend vite — comprend que tout n'est pas dû ni acquis, que parfois il faut attendre, et souvent mériter. Agité sans cesse, et Andy s'épuise encore à tenter de canaliser l'enfant, de tout lui apprendre — à l'école les notes instables, tantôt tête de classe tantôt dernier des cancres, l'estime de soi qui tangue de jours en jours, et sur le carnet florilèges de notes amères laissées par les instituteurs qui n'y parviennent plus.

C'en est une autre, plus jeune, première année d'enseignement, encore vive, passionnée et motivée, qui change la donne ; l'enfant compliqué qui n'écoute qu'à moitié et explose parfois, elle apprend à en démêler les fils rouges, un à un. La violence qui éclate aux moments les plus impromptus, elle apprend à y faire barrage, les accès de rage à les calmer — bientôt, bientôt elle convoque le père et trouve les mots ; trouve les mots pour changer l'histoire du petit garçons aux grandes idées.

« Vous avez pensé à voir quelqu'un, un spécialiste ? Non, non, monsieur, pas malade, surtout pas — je dirais différent, différent et capable de grandes choses extraordinaires le jour où quelqu'un lui laissera sa chance. »

La chance saisie au vol — et parce qu'on a cru en lui. C'est une autre école un peu différente, où l'on s'adapte et où l'on apprend différemment, où l'on accroche son attention un peu plus souvent, où l'on laisse éclater les bouillonnements du dedans autrement.
C'est dans l'une des salles de l'école qu'il apprend très tôt le goût du jeu de comédien, d'acteur, jouer des rôles, mimer la colère, la détresse, le rire, se prendre pour un chevalier, un aristocrate, un Hamlet ou un Roméo ; les félicitations sans cesse, on lui dit qu'il sera grand —

mais grand comment ?
Lui dit déjà « je veux faire ça toute ma vie » et
et on lui répond « tu verras plus tard, d'abord apprends » ;
mais plus tard, c'est quand ?

C'est un vendredi soir qu'il se précipite vers son père, brochure à la main mais qu'il ne sait pas lire même s'il fait semblant (c'est un ami dont la maman a des contacts qui lui a dit ce dont il s'agissait en lui tendant le papier glacé coloré) — « papa, papa, y'a un truc demain faut parler devant des gens et puis même qu'on peut être une figure dans un film ! » (son père corrige bien sûr, « un figurant, Cael, mais de quoi tu parles ? ») — et ce dont il parle, en vérité, c'est son rêve de mioche auquel aucun adulte sensé ne croit vraiment (bon sang, il n'a que huit ans !)

La suite, pourtant, c'est le père qui se démène — le lendemain à l'aube, et son marmot qui dort encore dans son siège-auto, deux heures de route d'une seule traite pour se rendre à l'audition et laisser son fils jouer les professionnels sous l'oeil de ceux qui laissent une chance.

La suite, pourtant, c'est le père qui se souvient — capable de grandes choses extraordinaires le jour où quelqu'un lui laissera sa chance — et qui songe, d'un seul coup, et sans retour en arrière possible, qu'il sera celui qui y croit pour mille — celui qui croit en Cael et en son rêve d'enfant.

iii. keep calm (le premier rôle)

Le gamin s'est lancé, avec l'aisance qu'ont ceux qui sont nés pour ça ; s'il est un échec sur les bulletins scolaires qui s'accumulent dans l'indifférence quasi-totale, il est un enfant-étoile sur les planches du décor de la sitcom qui fait fureur sur les écrans pendant près de quatre ans. Sorti de l'ombre après de multiples figurations et rôles mineurs, il devient très tôt la vedette de Keep Calm, mascotte parce qu'il est le plus jeune du plateau et que son mordant n'a d'égal que l'éclat rieur de ses yeux – l'infini.
Son personnage s'appelle Sidney, mioche de dix ans à la spontanéité déstabilisante qui a tôt fait rappeler celle, naturelle, du jeune acteur – et s'il n'est qu'un personnage secondaire mais récurrent, il ne lui faut pas plus qu'une poignée d'épisodes pour devenir le favori qu'on s'arrache sur la toile.

C'est au cours de la deuxième saison qu'il rencontre cette autre star-enfant en devenir ; un gamin turbulent, un peu insolent, mais dont la passion pour les caméras n'est déjà plus à démentir. À peine plus âgé que Cael, Wyatt devient au premier regard le rival, le némésis – leurs personnages se prêtent au jeu de l'antagonisme permanent qui se prolonge en dehors des phases de tournage.
Pourtant, sans s'en rendre compte, à mesure que la saison avance la querelle s'effiloche ; Cory et Sidney découvrent l'un en l'autre un allié et, derrière les masques, Wyatt et Cael vibrent de cette compréhension mutuelle qu'ils n'expliquent pas.

Lors du pot-de-vin qui clôt le grand final de la deuxième saison, eux sont devenus les meilleurs amis du monde – et leur complicité, plus intense que jamais pour les deux prochaines saisons qui viendront.

C'est avec cet aîné espiègle et déluré que Cael apprend très tôt à faire de la ville un terrain de jeu – les bancs, les murs, les rambardes, les escaliers ; tout devient sujet à grimper et réaliser des figures pour frimer. Chutes et maladresses nombreuses, mais au fil du temps les gestes deviennent plus précis, plus rapides, les sauts plus risqués, Cael s'éprend de frisson et d'adrénaline alors qu'il vibre encore si près du sol – il ne rêve pas encore de toits et de sommets (un jour, un jour Cael s'éprendra de folie).

À l'école, Cael est toujours trop rêveur ; c'est fini pour lui, des lignes d'algèbre il a définitivement décroché. Cette vie-là, bien rangée, qu'on lui promet, grandes études et galères, il n'en veut pas – lui voit plus grand, immense, lui veut toucher les étoiles et n'a plus rien d'autre à la bouche et à l'esprit. Papa le gronde mais ferme les yeux, prie en silence la femme, la mère absente, de croire en les rêves de son fils de là où elle est ; de lui accorder victoire comme à son favori, comme on prétend qu'elle en détient le pouvoir dans les mythes anciens – lui, pauvre mortel, portera son enfant à bout de bras jusqu'au plus haut, le plus haut qu'il pourra, le plus haut qu'il voudra, avec ou sans elle.

La vie, pour Cael, a des saveurs de rêve éveillé, et Steven, son premier producteur, ne voit en ce gamin qu'une graine de star, un gosse qui saura aller loin, si loin qu'il saura y croire et rêver – ô, ciel, qu'il sait comme ce monde-ci est cruel, déterminé par le piston, le nom, l'argent, comme trop de sphères de lumières, mais comme il sait, aussi, qu'il n'y a que la passion pour vaincre toutes les barrières et se battre encore quand le monde vous claque cent fois la porte au coeur.

iv. Ierótheón (le foyer)

La première ombre au tableau s'abat sans prévenir – quand l'incroyable s'installe dans la vie de Cael qui niait jusque là l'existence du fabuleux et de l'extraordinaire (c'est qu'il s'était persuadé que son père était un peu cintré, un peu énergumène, et qu'il comblait l'absence de maman par des contes de fées doucereux).

Sa manifestation, au commencement, est anodine – Cael même n'en a pas tout à fait conscience. Il l'a bien remarqué, pourtant, cet homme qui ne cesse de l'observer avec insistance, de l'autre côté du plateau, dissimulé dans l'ombre ; son air grave et soucieux, et qui se renferme chaque fois que le gamin croise son regard. Il l'a bien remarquée, aussi, la tension qui règne entre cet homme dont il ne connaît ni le nom ni le rôle et sa maquilleuse ; il a bien posé des questions, aussi, à la jolie femme qui lui repoudre le nez entre deux scènes, mais elle l'a fait taire avec autorité – ce ne sont pas les affaires d'un enfant.

C'est un soir que tout bascule, après que les lumières se soient éteintes sur les décors, alors que l'enfant et son père descendent la longue avenue du studio jusqu'au parking gratuit plus en aval – le gamin, encore trop agité malgré l'heure tardive, raconte sa journée avec moult détails et à grands renforts de gestes précipités, ses mots s'emmêlent et lui rit un peu plus fort.
C'est banal, et cette rue silencieuse ils l'ont descendue un millier de fois côte à côte – mais ce soir, ce soir c'est différent ; un sifflement retentit sur la droite, et le reste défile comme dans un mauvais rêve dont on peine à se souvenir au réveil.

Sa maquilleuse – ou ce qui n'y ressemble qu'à moitié, l'autre passablement remplacée par ce qui tient plus du serpent que de la femme – surgit de l'ombre et fond droit sur lui ; au dernier instant un autre sifflement qui fuse et une flèche transperce les airs pour se ficher dans la poitrine de la créature. Ce qui suit, Cael n'en voit rien – son père comme barrage et qui le tent dans ses bras, de toute la force désespérée dont il est capable.

Quand vient le silence, il peut enfin lever les yeux – le monstre de son semblant de cauchemar a disparu, et ne restent plus que lui-même, son père au teint blafard et leur sauveur ; ce type qui le fixait de loin lorsqu'il tournait. Entre ses doigts, l'arc luisant qu'il tient change de forme, et n'en reste bientôt plus qu'un écusson brodé qu'il tient sans peine dans la paume de sa main – à l'instant où la stupeur se dissipe, Cael étouffe un hoquet.

« Qu'est-ce que c'était ?
— J'en déduirais de mon expérience qu'il s'agissait d'une Drakaina qui désirait se repaître de la force d'un demi-dieu, fils d'Hécate.
Fils d'Hé… »

Sa voix se meurt sur ce nom qu'il a tant entendu mais jamais prononcé – et le regard qu'il lève vers son père est déchirant, une question muette dont il sait la réponse depuis toujours, mais qu'il n'a jamais admise ni acceptée.

« Est-ce que c'est mort ?
— Disons que celle-ci ne devrait plus nous ennuyer pendant un petit bout de temps, espérons-le…
Et toi, t'es qui ? Et c'est… C'est un tour de magie ? Ce que t'as fait avec ta main ?
— Je suis un Seeker. Mon rôle était de te trouver avant qu'une de ces créatures ne te dévore, c'était moins une mais j'ai visiblement réussi. Quand à ce que j'ai fait… tu parles de ça ? »

Et, sous les yeux ébahis de l'enfant, l'écusson reprend forme d'arme ; l'arc le plus beau qu'il ait jamais vu, fin et élancé, enchanteur, ornementé des motifs les plus complexes, les plus effilés et les plus élégants qui soient.
Le père, lui, n'observe déjà plus – parce qu'il sait, et qu'il a toujours su, lui aussi (que le jour viendrait, qu'il n'avait qu'un répit d'accordé) – et que la simple idée est une morsure amère à son coeur.

« J'ai beaucoup de choses à t'expliquer… Mais ce que je fais, tu l'apprendras chez nous, là où je t'emmène.
Là où… Quoi ? »

« À l'aube, nous partons pour Ierótheón. Notre foyer t'attend, Cael. »

v. wyatt (la déchirure)

Combien de mensonges il a fallu ; combien d'excuses, combien de fois se justifier, combien de fois pour finalement céder et s'imposer, combien de fois pour décider de vivre et d'exister autrement que par son ascendance, d'exister pour ses rêves glissés entre parenthèses au nom de ses devoirs – tant et tellement qu'il a fini usé avant l'âge, Cael, et qu'il n'inspirait plus vraiment. Morose et mécanique, les entraînements sans rage ni passion, et des prières à sa mère qu'il n'adressait jamais – incapable ; incapable d'aimer ou d'honorer celle qui n'était rien d'autre qu'un nom et qu'une condamnation. Il se découvrit le mal du pays à l'endroit où il aurait dû être le plus à sa place ; là où tous étaient comme lui (des demi-dieux) il se sentait différent, sans attaches, prisonnier. Il étouffait, dans ce paradis artificiel où il ne pleuvait jamais – très tôt, il s'était pris d'affection pour sa capacité à créer le faux pour faire croire au vrai, et il s'inventait la pluie dès qu'il s'isolait (souvent) sur l'une des collines en amont de la ville, pour la voir qui s'étalait sous ses yeux, lui perché tout en haut d'un arbre escaladé pour échapper à tous les regards.

Son foyer était ailleurs – au milieu des humains, et sous les projecteurs, il ne savait briller que sur fond vert ou au milieu des décors éphémères. Être un héros, peu importe la façon dont on lui présentait la chose, ce n'était pas pour lui ; il pouvait être celui qui fait rêver les enfants sur grand écran, mais pas celui qui risque sa vie parce que son sang l'a choisi pour lui – son existence, pendant trop longtemps en suspens contre sa volonté.

Alors – alors, peut-être qu'on a eu pitié ; on lui a promis liberté s'il apprenait, s'il faisait plus d'efforts (s'intégrer, se battre ; le monde humain lui tendait les bras à la seule condition qu'il soit désormais capable d'y survivre par ses propres moyens). Alors – alors, il a appris, c'est le meilleur de lui-même qu'il a donné, pour prouver qu'il était capable, qu'il méritait. Et à son égard, l'on a eu qu'une seule parole – armé et escorté sur les plateaux, il a repris sa carrière là où il l'avait arrêtée ; un épisode de presque deux heures pour clôturer l'inachevée Keep Calm d'un bond dans le futur, et bientôt il signait auprès d'un autre producteur pour un long métrage prometteur, au côté de Wyatt.

Wyatt, l'ami, comme le frère – celui qui n'avait jamais cessé de demander de ses nouvelles et de parler de lui, celui qui avait continué de grandir sous les projecteurs sans lui, mais persuadé qu'ils se retrouveraient tôt ou tard (il avait misé juste). Ils sont en tête d'affiche de Long Road to Ruins, un récit tranche de vie déchirant et premiers pas du jeune Hogan dans les films queer – leur complicité transparaît dans celle de William et de Jeremy à mesure qu'ils se rapprochent et se déchirent, se blessent et se délient. Ils passent des heures sur la scène du premier baiser, entre fous rires et malaise qui vire bientôt tant à l'absurde qu'il ne reste plus rien d'autre à la fin de la journée qu'un défi entre eux deux qui se conclue dans la boîte – ils enchaînent les longues conversations entre eux deux (comme si les années d'absence les avaient rendus muets et qu'ils retrouvaient tout à coup la voix) et celles avec Andreas, leur producteur ; un type bienveillant comme peu, pro et déconne tout juste ce qu'il faut. L'équipe est soudée, la passion brûlante, le tournage avance bon train et promet d'être bouclé d'ici la fin de l'année ;

le rêve est éveillé,
encore, toujours ;
Cael, avais-tu oublié ?

comme le bonheur peut être cruel, lorsqu'il est fauché.

C'est la sixième prise d'une même scène, complexe à filmer – le moteur de la voiture gronde, de l'autre côté du tremplin, et Wyatt frime au volant, se marre sous le regard de Cael campé sur la terre ferme (le gamin cascadeur qui n'a pas encore eu l'occasion de si folle entreprise). C'est la sixième prise, et l'adrénaline commence même à se tamiser, ça devient routinier, Wyatt sait l'instant précis où il doit accélérer, tourner le volant, presser le frein, le compte des secondes (l'éternité) où il ne touche plus terre, suspendu aux câbles au dessus de leurs têtes – il sait tout ça, si bien qu'il ne tremble même pas quand il s'élance une nouvelle fois, que la voiture décolle dans un nuage de poussière et qu'il surplombe le décor et les lumières vives.

Il ne tremble pas mais il rit, il rit de l'ivresse de William ; il rit jusqu'à ce qu'il sente l'accroc, jusqu'à ce qu'il entende le grincement sinistre dans l'élan – et l'hystérie se transforme en apathie glaciale lorsque la berline bascule vers l'avant, emportée par la gravité lorsque le câble cède sous le poids et les frictions ; et le boucan infernal de la taule et du verre se change en silence (en hurlements).

Le reste, Cael n'en garde qu'un souvenir flou (ou des images trop nettes) et brouillon – la sensation d'un plongeon dans l'eau glaciale et le souffle coupé, on le force à s'éloigner du véhicule de crainte d'une explosion, au loin la sirène stridente des ambulances, et l'attente, les heures assassine, le gouffre sous ses pieds un peu plus profond à chaque seconde et son coeur au bord du lâcher-prise (un souffle ou une éternité, il ne sait plus bien, il ne veut plus savoir).

« Je suis désolé. »

Désolé, dit l'homme aux traits tirés, à l'air sincère, et c'est comme si les mots il les avait déjà prononcés cent fois mais qu'ils étaient toujours si difficile à dire – désolé.

« Nous n'avons rien pu faire. »

Le monde se pare de gris – rien n'existe plus vraiment (il ne veut plus rien entendre).

« Il est parti. »

vi. long road to ruins (le choix d'exister)

On a cru le voir s'effacer ; les journaux se sont repus du drame jusqu'à ne plus avoir d'encre à faire couler – cael s'est abruti à les lire, tous leurs articles, leurs ramassis de conneries ; il s'est brûlé les yeux et les doigts sur les magazines, les lignes imprimées et les pixels qui racontaient leur histoire en biaisé, qui inventaient son histoire en pire qu'elle ne l'était vraiment. Ils parlaient dépression, abandon ; ils le disaient déjà fini alors qu'il n'était pas majeur, parce qu'il avait connu le pire du meilleur, touché le fond après avoir frôlé les étoiles.

Déjà, déjà, on le reléguait au rang des achevés, des consumés, ceux qui ont fait leur temps, pour une raison ou pour une autre – et lui, après la rage, après la guerre, après les armes, s'est réfugié dans l'apathie, le silence et la grisaille permanente. Personne n'a démonté les décors, l'équipe demeurait sur place ; on sillonnait entre les caméras éteintes, l'obscurité ambiante, on n'osait plus tourner mais l'on ne se risquait pas non plus à partir – parce que la seule accroche était là, au milieu de ceux qui savaient, de ceux qui souffraient la même douleur, de ceux qui pleuraient les mêmes larmes. tous les jours le même rituel funèbre – l'équipe dans la loge la plus spacieuse alignait les silences autour des tasses de café fumantes et des croissants un peu secs, et cael, isolé dans la sienne, répondait aux abonnés absents.

On échangeait des regards au dessus de la table – des mots silencieux, la crainte partagée ; et s'il ne nous revenait jamais. Ils appréhendaient le jour où il plierait bagages pour les quitter, craignaient de lire un jour dans la presse à scandale qu'il avait plongé, et comme tant d'autres avant lui – le verre de trop ou trop de poudre, il suffisait de tellement peu.

Mais le gamin a fait le tour – le tour des idées noires, le tour des idées vides, le tour des souvenirs, le tour de toutes les premières fois qui viendraient ((toutes les premières fois d'une vie sans toi, mon frère)) des ruines dans son dos et des terrains vagues à perte de vue sous ses yeux ; il a tout à coup réalisé l'infini des possibilités, toutes les chances qui restaient à ne pas gâcher.
Alors, dans un souffle, il les a rejoint – sa famille de coeur, dans leur loge chaleureuse. Le silence quand il est entré, son sourire bancal, puis les premiers rires ; dans la vie qui reprenait ses droits, cael apprenait déjà à exister pour deux.

L'initiative vînt alors de lui – personne n'osait, personne même n'y songer, c'était trop fou, trop douloureux, et cael encore si fragile entre leurs doigts, non, c'était de la folie, ils ne devaient pas, ils ne pouvaient pas, ils oscillaient dans leur entre-deux bancal, figés au sommet des vestiges de leur oeuvre inachevée. Mais cael – cael n'aurait pu endurer l'échec ((donner raison à tous ces médias qui l'avaient classé)) alors, alors il avait osé.

« C'est quand qu'on reprend le tournage ? »

Autour de lui trouble et stupeur – les conversations se taisent et tous les regards sont braqués sur lui, l'hésitation fébrile. Mais le gamin a déjà fait son choix – ce chapitre-ci, il l'écrira autrement que l'ont prédit tous ces autres malveillants.

« Il n'aurait pas voulu ça. On doit le faire. C'est tout ce qu'on peut faire. »

Et on l'a fait, vieux frère – c'est pour toi qu'on l'a fait.

vii. malcolm (le nouvel élan)

underco.

ix. cael (jspquoi)

underco.
with every step we take we know we'll rise victorious
miscellaneous // il a la phobie des chats × tant qu'il a déjà refusé de tourner une scène, faute à une boule de poils ronronnante présente sur le plateau × il attire les chiens depuis toujours × ceux des autres, mais surtout les chiens errants de son quartier dont il s'est pris d'affection et qu'il a nourris pendant des années × il possède encore aujourd'hui l'un de ces chiens sans maître ni foyer qu'il a recueilli × une chienne, en vérité, border collie croisée avec l'on ne sait trop quoi × elle s'appelle ευκαιρία ; Efkairía, chance en grec × il verse une large partie de ses revenus annuels à des associations × il est un passionné de parkour, de free-running et de grimpe urbaine × c'est ce qui l'a lancé dans sa carrière de cascadeur × c'est aussi ce qui fait de lui un très bon combattant au corps à corps × ce qui justifie que ses armes soient de courte portée × il boit du café, mais seulement coupé avec du lait × il croque dans les quartiers de citron sans ciller × il n'aime pas les plats épicés s'ils le sont trop
pseudo // yuzetsuki, encrine, enaeko... océane pour les intimes 8)

âge // j'vais faire vingt ans sous peu o/

comment es-tu arrivé.e sur le forum? // well, j'ai lu les deux premiers tomes de percy jackson, j'ai kiffé, et y'a une certaine camélia qui a débarqué en mode oééé dis on a un projet sur le feu... c'était le début de la fin. again.

Code du règlement // ... jpp c'est toujours du n'importe quoi vos codes mdrrrr
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t bon


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T'es beau
(je t'aime. really. Oui je poste même si je suis tout moche sans kit *out*)
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Sam 8 Sep - 19:53
tu es beau
tu es fab
tu es parfait
et je need absolument un lien Please


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Sam 8 Sep - 20:27
JE SUIS TON SERPENT DE LA TENTATIOOON /meurt
ojsodfgsdf t'es beau. fab. beau. jtm.
hihihi j'suis très fière de moi u kno dat ♡


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Sam 8 Sep - 21:35
jtm jtm jtm jtm jtm jtm jtm ♥
(promis ton frangin arrive soon j'essaye de faire vite /dies)
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Eiko Kishu
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Dim 9 Sep - 9:52
Caeeeeeel owwwo

Bon courage pour l'histoire huhu o/ (je veux un lieeeeeen)
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