Heaven in hiding ☆ Camélia
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Demi-dieu (STAFF)
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Chris R. McMillan
Demi-dieu (STAFF)
Dim 9 Sep - 18:57
"T'es sûr que ça va aller ?"
Inquiétude vague dans une voix érodée par l'excès d'alcool. Tu te tournes vers le jeune homme qui vient de te rejoindre devant le buffet et lui adresse un geste négligent de la main, comme pour chasser ses craintes, tout en mastiquant une poignée de cacahuètes. La dernière de la soirée, pour toi.

Joe te regarde quelques secondes sans rien ajouter, l'esprit visiblement égaré - en témoignent ses paupières plissées. Tu devines qu'il n'est pas simplement en train de lutter contre le sommeil : malgré la haute teneur en punch de son système sanguin, il essaie de réfléchir. Peut-être se demande-t-il pourquoi toi, de tous les invités, es le premier à partir. Ou bien peut-être tente-t-il de compter le nombre de verres que t'as bu, parce qu'il te connait assez bien pour savoir que tu marches rarement droit en sortant de soirée - aussi courte fût-elle. Il est décidément trop gentil, mais faible face à l'alcool. Une goutte et il ne sait plus comment il s'appelle. C'est la conclusion qui te vient à l'esprit, tandis que tu lui adresses un sourire.

Si y'a une chose dont t'es sûr, c'est que pote bourré ou non, t'as pas spécialement envie qu'il se pose de questions - ou pire, qu'il t'en pose. Alors sans lui laisser le temps de réagir, t'agis ; tu le saisis par les épaules, le ramène vers toi et le serre dans tes bras en hurlant presque : "C'est trop mignon de t'inquiéter pour moiiiii !" Puis tu t'éloignes, chipe la bouteille la plus proche et l'agite en souriant. "Laisse-moi repartir en compagnie de Sainte Smirnoff si tu t’fais tant de souci. Avec un ange gardien à mes côtés, il peut rien m'arriver." Un ange gardien, ouais. T’allais te réfugier dans cette bouteille et tout irait mieux peut-être ?
Peut-être.

En tout cas, ta piètre diversion a le mérite de fonctionner : Joe rigole, te tapote le dos et t’accompagne vers la sortie - sans te retirer la Smirnoff. En chemin, vous croisez une invitée qui ne t’es pas inconnue mais dont t’avais pas retenu le prénom. C’est une jolie brune qui te tourne autour depuis quelques temps, bien que tu ne lui témoignes aucun intérêt - elle est canon, certes, mais pas ton genre. Pas avec moins de cinq verres dans le nez.

Tu pars déjà Chris ?” Tu retiens un rire cynique : son ton t’inciterait presque à rester. “Eh oui, y’en a qui se lèvent demain !Sois pas trop déçue, chérie ; ce soir encore, c’n’est pas moi qui vais te passer dessus.
Heureusement qu’elle ne peut pas lire dans tes pensées. Remarque, au moins elle ne se serait peut-être pas collée à toi pour t’embrasser la nuque et te souffler un “dommage, j’aurais bien passé un peu de temps avec toi…” dans l’oreille. Tu roules des yeux et la repousse fermement, puis lui adresse un sourire amusé. “La prochaine fois, peut-être.Ou jamais, aussi. C’est une bonne idée, jamais.

Il est vraiment temps de quitter cette soirée.
Courage ; un dernier salut à Joe sur le pas de la porte, et te voilà dehors.

Tu prends une grande inspiration avant de te tourner vers le monde. La rue est animée ; toutes les lumières sont allumées, les rires et les chants se mélangent dans une euphorie qui te donne le tournis.
Une gorgée de vodka et tu te mets en route, jouant l’équilibriste sur le bord du trottoir. Tu sais pas trop où tu vas, tu sais juste que t’as pas envie de rentrer tout de suite. De toute façon y’avait que Slim pour t’attendre, Eiko était sortie de son côté.

Alors tu erres en longeant la route, tes pas moins assurés à mesure que tu vides ta bouteille ; au bout d’un moment l’alcool ne suffit plus à t’afficher - à oublier -, tu te mets donc à chantonner en mâchant à moitié les paroles.
Tu t’arrêtes en manquant de te casser la figure quand tu sens le contenu de ton estomac remonter. Cette fois-ci boire n’aiderait pas ; tu repères une ruelle aux allures de local à poubelles pas loin, la cachette parfaite pour les losers qui perdent le contrôle.
Puisque t’as plus aucun honneur à sauver, tu t’y précipites.

Dans ta hâte tu bouscules un mec un peu plus grand et baraqué que toi ; si t’arrives bien à articuler un “pardon”, lui n’est pas décidé à te laisser t’en tirer comme ça. Il t’attrape par le col et commence à te parler, te menacer, te faire la morale, qu’est-ce que t’en sais - tu comprends rien à ce qu’il dit putain, pourquoi il hurle ?
Et il voit pas que t’as envie de gerber ?

Lâche-moi… J’vais-” trop tard. Voilà que tu rends tes repas du jour sur ses magnifiques chaussures.
Evidemment il apprécie moyen. De ce que tu vois, ses phalanges vont refaire ton visage sous peu ; cela dit tout est flou autour de toi là, alors tu te dis qu’en fait il voulait peut-être te caresser la joue. T’espères.
Ca ferait moins mal.


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Demi-déesse (FONDA')
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Camélia A-K. Walker
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Dim 9 Sep - 23:56
C'était pas vraiment d'une nécessité à toute épreuve. Camélia savait parfaitement que ni Jamie ni elle ne mouraient le lendemain matin, mais vraiment. Elle avait faim.
Et rien de mieux que les céréales pour les petites faims.
Même à minuit.
Et même à minuit, Camélia n'avait peur de rien. Se balader toute seule à l'heure du crime ? Plutôt deux fois qu'une ! Pas comme si elle se sentait vulnérable, déjà ; sans compter son statut de milicienne la poussant parfois à exercer de nuit. Alors même le royaume de Nyx était une vieille amie. À peu près. Surtout, donc, pour des causes de nécessité absolue. Ce qu'il y avait de fantastique dans ce genre de situations, c'était la boutique à cinq minutes de chez elle, ouverte même de nuit. Elle les avait donc assez vite faites, ses courses de toute première nécessité. Et elle n’avait pas pour ambition de trainer, initialement.
Jamie l’attendait sans doute. Aux dernières nouvelles, il ne dormait pas encore.
Sauf que voilà… il y avait cette scène pitoyable quand elle releva les yeux après quelques minutes de marche, pensive. Elle commença par ralentir et fronça les sourcils. Ah… les ivrognes. Pas quelque chose qui l’intéressait, fondamentalement. Elle aurait donc pu (et du) continuer tranquillement sa route et laisser ce déchet (oui.) subir son illustre châtiment.
Sauf que non.
Elle fut rattrapée par un truc horrible, ignoble, insoutenable ! Sa conscience professionnelle.
Quelques pas à se persuader de rentrer chez elle bouffer ses céréales, devant un bon bouquin, et puis…
et puis non.
Ce fut un échec critique.
Avant même qu’elle ne s’en rende réellement compte, elle avait tourné les talons. Bon timing. Le type semblait au bord de la nausée, et son agresseur, s’en moquer. Grave erreur. Elle eut tout juste le temps de manifester sa présence d’une injonction vague à l’encontre du second - un truc comme “hé !” - que le premier eut la merveilleuse idée de régurgiter son repas sur lui.
Oh-
catastrophe.
Stop !Une seconde serait déjà trop, il allait se faire massacrer. Alors, encore une fois, elle oublia de réfléchir (ça arrive, dans les situations un peu, disons, tendues) et leva la main… agitant un petit (non) courant d’air qui sépara les deux hommes.
L’antagoniste recula de quelques pas et se tourna vers elle ; l’ivrogne s’écroula par terre. Au moins… son visage serait… intact… “Tu viens de faire qu-” il allait s’énerver. Camélia ne lui en laissa guère le temps, se gonflant de son arrogance, de sa fierté de fille de Zeus. La tête haute, le regard fier et dur, accusateur et autoritaire.
Vous n’avez que ça à faire ? Je l’embarque pour ivresse sur la voie publique, vous, vous rentrez chez vous.Menteuse. Il ne sembla pas vraiment convaincu (quelle surprise) et elle s’avança dignement, faisant fi de son costume de civile qui ne collait pas avec ses propos. “Circulez, maintenant.” Elle avait mis toute sa volonté dans cet ordre, toute son autorité ; et comme souvent, elle pu constater que son comparse n’y fut pas réfractaire. Oh, il pesta un peu et lui fit un pamphlet sur ses chaussures, laissant clairement échapper son scepticisme de temps à autre - mais il finit par évacuer.
Camélia allait pouvoir retourner à ses céréales.
Ah attendez, elle avait oublié un truc… ce truc.
Elle resta une seconde à observer le ciel, loin devant elle, puis ses céréales (contenues dans son précieux sac, donc le sac, plutôt). Elle avait faim. Nouveau regard au ciel, puis au mourant (légère (dé)gradation dans son état), puis de nouveau à ses céréales. Regard vers les étoiles… un soupire…
Sa conscience (tout court) la rattrapa.
Hey, t’es vivant ?” établir ce genre de choses peut s’avérer utile, en effet.
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Demi-dieu (STAFF)
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Chris R. McMillan
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Lun 10 Sep - 20:33
Tout se passe beaucoup trop vite pour qu’un mec bourré comprenne.
Donc t’y comprends rien du tout.

Quand ton agresseur va pour te coller la droite de ta vie, tu finis par fermer les yeux - autant garder le suspens intact. Puis tout se passe au ralenti : pendant qu’une partie de toi se demande ce que tu fous là et l’autre ce qui t’a pris de manger autant de biscuits apéritifs - c’est tellement gras que les chaussures sur lesquelles tu viens de dégueuler seront naturellement lustrées une fois nettoyées -, que la troisième se demande subitement si ton chat avait de quoi boire et manger quand es sorti de l’appart’, tu attends patiemment de savoir combien de molaires t’allais perdre.

Finalement, une espèce de bourrasque - très violente mais rafraîchissante, t’apprécies ce second point - te pousse à terre, te tirant un espèce de “aiiiiirgh” absolument inarticulé censé exprimer tant ta surprise que ta douleur - parce que non, se manger un sol dur, ce n’est pas agréable. Avec un peu de chances t’aura un bleu aux fesses demain, si tant est que tu survives à ta soirée de plus en plus mouvementée.
Bref, après t’être échoué au sol avec la grâce d’une baleine et avoir cherché cinq bonnes secondes tes repères, tu finis par te redresser juste assez pour voir une jeune femme visiblement mécontente du comportement de ton bourreau - elle a parfaitement raison, agresser des gens bourrés c’est petit d’abord - le remettre à sa place.

Euh. Attendez. C’était censé fonctionner, ça ?
Tu te tournes pour voir la réaction de l’autre parti et t’étonne de les voir s’éloigner.
Oh, très bien.
Mince, si t’avais su tu te serais toi-même embarqué pour ivresse sur la voie publique.

Tu fronces légèrement les sourcils en te demandant si tu serais pas en train de divaguer. Peut-être que la brise était en fait le coup de poing et que maintenant qu’il s’était vengé, l’autre brute avait décidé continuer sa soirée pépère. Mais en même temps y’avait encore cette fille plantée à quelques pas de toi, qui semblait ne plus savoir quoi faire maintenant qu’elle avait fait fuir les méchants.

Quoi qu’il en soit, la violence de ces deux dernières minutes t’a permis de dessaouler un peu ; juste assez pour savoir que le trottoir n’était pas assez confortable pour y passer la nuit - on sait tous que c’est un refuge à merdes et que t’en es justement une, mais ton dos et surtout ton épaule n’apprécieraient pas.
C’est une assez bonne motivation pour te forcer à bouger malgré la faiblesse qui alourdit actuellement tes membres.

T’essaie tant bien que mal de te relever, non sans afficher une grimace. Plus jamais t’oublies de regarder à droite et à gauche avant de traverser la chaussée, plus jamais (tu dirais bien “plus jamais je bois à en vomir en public”, mais personne ne te croirait).
T’entends la voix de l’inconnue - comme un écho dans ton esprit encore embué -, mais ne comprends pas de suite qu’elle s’adresse à toi. Il te faut un instant pour finalement relever la tête vers elle, tes iris hétérochromes cherchant l’azur des siens. Tu pinces le coin des lèvres en un demi-sourire. “On peut dire ça.

Maintenant que tu lui as répondu, tu te lances dans une première tentative de dépliage de jambes qui termine en gamelle manquée de peu ; tu plaques donc les mains au sol pour conserver un semblant d’équilibre, puis essaie de dérouler lentement le dos.
Bordel c’que c’est dur de s’faire écouter de son corps quand l’éthanol y fout la java.
T’es pas sorti de l’auberge, mec. Pourtant tu savais qu’Eiko serait pas là pour te ramener à bon port ce soir.


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Demi-déesse (FONDA')
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Camélia A-K. Walker
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Lun 10 Sep - 23:34
Camélia commençait vaguement (très vaguement) à regretter sa petite faim. Parce que ce genre de scènes absolument pitoyables, elle s’en passait bien, réellement ; déjà que c’était fatiguant pendant ses heures de service, voilà qu’elle faisait de l’excès de zèle en dehors. Et qu’elle admirait (sceptiquement) un ivrogne tenter de se transformer en une créature inconnue autre que l’être humain - ou sans doute essayait-il de se mettre debout, sinon.
Elle en savait rien. Selon toute vraisemblance, ce devrait être le second, mais qui sait ce qu’il peut se passer dans la tête d’un mec bourré.
Elle en avait tellement vues qu’elle s’attendait à tout, à ce stade. Le problème, c’est qu’elle connaissait sa patience, et que celle-ci n’était pas éternelle (loin de là) ; elle prenait sur elle pour le moment, mais n’avait guère envie de s’éterniser auprès du mollusque.
En réalité, sa question était (évidemment) rhétorique ; Camélia n’avait pas réellement besoin de réponse. Après tout, un mort ne s’agite pas autant. En fait, normalement, un mort ne s’agite pas, mais Hadès (et son engeance) aidant, la fille de Zeus n’était pas prête à en mettre sa main à couper. Néanmoins, elle était presque sûre de ne pas l’avoir tué et de ne pas assister à une scène de nécromancie ou que savait-elle encore, donc elle supputait la vie de l’espèce d’escargot baveux par terre. Elle se contenta d’observer en silence sa longue émergence, arquant un sourcil avec tout le mépris qui pouvait la caractériser dans ses pires moments (c’est-à-dire vraiment beaucoup).
On pouvait le dire ainsi, le type n’avait pas gagné son respect, loin de là.
Et son pitoyable sourire à lui ne lui en arracha pas l’ombre d’un à elle. Elle se limita à garder un sourcil légèrement élevé et son implacable regard plein d’un jugement digne des dieux.
Exactement, Camélia, elle juge aussi fort que Zeus quand il s’y met (sauf qu’elle le juge aussi).
On peut dire ça.Toujours pas un sourire, et un ton sarcastique, une réplique cassante, dénuée d’empathie. “Ah oui, vraiment ?Sans blague. Il allait tellement bien qu’il continuait son (douloureux et complexe) câlin à Gaïa. C’en était risible, en réalité, et si Camélia avait eu un sens de l’humour un peu plus développé, elle aurait peut-être rigolé.
Sauf que Camélia, présentement, c’était un bloc de glace. Donc elle avait pas envie de rigoler.
Elle le regarda ainsi tenter de se redresser, le tout avec toujours autant de sympathie et de compassion que jusqu’alors, allant même jusqu’à reculer d’un pas dans un très évident geste de dégoût. Exactement, du dégoût ; on rappelle qu’il venait de gerber sur un mec, et ses repas demeurent encore non loin de lui. Il y a de quoi provoquer du dégoût. Même en omettant l’intense dédain de la blonde.
Un autre pas en arrière tandis qu’il semblait enfin debout, instable. Se raclant la gorge, elle lui adressa un nouveau regard tendre (non) avant de hausser légèrement la voix, comme s’il était actuellement incapable de l’entendre (trop loin, tout ça). Elle l’avait sauvé, c’est pas pour autant qu’elle lui manifesterait une sympathie excessive -voire la moindre sympathie, vu comme c’était parti. “Ravie de constater que tu es bipède.” Elle lui aurait presque adressé un sourire sarcastique avec, mais se contenta uniquement de son esquisse. Il est même pas encore totalement debout, et il faisait toujours aussi pitié, soit dit en passant. “Tu vas galérer à marcher, j’imagine ? Tu vas rouler jusque chez toi peut-être ?” Une supposition qui lui aurait sincèrement fait plaisir. Sauf que sa conscience professionnelle était confortablement installée dans sa tête, et elle n’arrivait plus à abandonner ce type à son sort, aussi nul soit-il. Alors elle poussa un soupire bruyant, pas spécialement désirante de cacher son ennui. “Tu veux de l’aide ?” Elle doutait très sincèrement de son refus, et ça l’emmerdait encore plus.
(et puis elle avait pas envie de se rapprocher, aussi)


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Chris R. McMillan
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Mar 11 Sep - 1:23
Ah oui, vraiment ?
Ok, après la bourrasque vient le blizzard.
T’as froid tout d’un coup.

Tu te figes un instant pour dévisager avec scepticisme la jeune femme. Si c’était pour te balancer ce genre de remarque purement sarcastique l’air de dire qu’elle se fout bien de ta vie, qu’est-ce qu’elle fait encore plantée devant toi ? Et surtout, quel besoin a-t-elle de parler sur ce ton ? Est-ce qu’elle avait une dent contre toi ? Ou bien est-ce que c’était à cause de…..
Ah oui c’est vrai.
Tu viens de dégueuler (sur les chaussures d’un passant random) devant ses yeux.
Certes ça n’aide pas à avoir une bonne image.

Cela dit, actuellement t’as pas besoin des réflexions à moitié dissimulées d’une Miss Condescendance. T’ignores donc, purement et simplement, pour te concentrer sur tes tentatives pour te mettre debout. Même quand tu la vois reculer du coin de l’oeil tu t’y attardes pas. De toute façon qu’est-ce que t’en avais à carrer de son opinion ? Si elle s’estimait trop bien pour superviser des ivrognes elle avait qu’à se casser, t’avais pas besoin d’un poteau décoratif - ni même de son aide, en fait.

Et c’est pas la pique qu’elle te lance quand tu as enfin réussi à te relever à moitié - t’es quand même affalé contre le mur - qui pourrait te faire changer d’avis. Cette fois-ci tu lui adresses un regard passablement irrité. Elle est sérieuse, cette gamine, à te chercher des noises maintenant ? Ta soirée se passe trop bien pour elle ? Pourquoi est-ce qu’elle se sent obligée de l’ouvrir comme si elle valait bien mieux que toi ?
En même temps c’est pas difficile, crétin. Même toi tu t’fais pitié.

Pourtant t’as toujours un minimum de fierté, Chris. Même si ton amour-propre s’est réduit comme peau de chagrin, même si tu l’as déchiré toi-même en lambeaux, tu supportes mal qu’on t’insulte de la sorte. Surtout quand t’as déjà d’autres raisons d’être de mauvaise humeur. “Wow, sacré sens de l’observation” Lances-tu ironiquement.

Puis viennent une vague inquiétude suivie d’une proposition parfaitement incongrue après ce qu’elle t’a envoyé dans les dents. De l’aide ? Elle ? T’en donner ? C’était quoi cette blague encore, elle voulait se payer ta tête encore un peu ou quoi ? Tu te commences à te méfier. Alors t’essaies de trouver la vérité dans son regard, de déterminer à quel moment elle a été la plus fausse, qui est vraiment cette inconnue qui t’insulte un instant et te tend la main le suivant.
Tu détermines finalement que ce doit être l’une de ces bonnes samaritaines qui jugent abondamment les autres mais ont trop d’ego pour les laisser patauger ; une hypocrite donc.
Mais tu gardes tes conclusions pour toi.

A la place, tu lâches un “T’es schyzo ?” totalement spontané - sincère -, avant de quitter enfin ton support le mur. Tu fais de ton mieux pour te tenir droit, et t’y arrives presque si on oublie que tu tangues un peu - le monde avec. Cet exploit accompli tu vas pour la renvoyer chez elle sèchement - puisqu’aucun de vous deux ne semble apprécier la compagnie de l’autre -, sauf qu’une idée te traverse soudainement l’esprit. “Puisque c’est proposé si gentiment, j’veux bien. Approche-toi un peu par contre, j’vais avoir du mal à marcher seul.” Tu peux pas t’empêcher d’afficher un sourire mesquin.

Puisque cette tête blonde semble si ravie à l’idée de t’escorter, t’allais lui accorder ce plaisir hein. Elle avait qu’à pas te chercher, d’abord ; si elle n’avait pas commencé tu te serais pas mis en tête de lui pourrir la vie. (et puis de ton côté, en plus de lui rendre la pareille, ça te fera toujours une canne deluxe pour clopiner jusqu’à chez toi)


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